‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 36 sur 237 · Recherche de la vérité, liv. IV, ch. vi · texte numérisé non relu

Recherche de la vérité, liv. IV, ch. vi

2. Morale, I, ch. v, 16, 17. « II est fort inutile de méditer sur ce qui se passe en nous, si c*est dans le dessein d'en découvrir la na«^ ture; car nous n'avons point d'idée claire ni de notre être ni d*aucune de ses modifications ; et on ne découvre jamais la nature des êtres qu'en contemplant les idées claires qui les représentent. Mais nous ne pouvons faire trop de réflexions sur nos sentiments et nos mouvements intérieurs, afin d'en découvrir les liaisons et les rapports, et les causes naturelles ou occasionnelles qui les excitent ; car cela est d'une conséquence infinie pour la morale. La connaissance de l'homme est de toutes les sciences la plus nécessaire à notre sujet. Mais ce rCest qu'une science expérimentale, qui résulte de la réflexion qu'on fait sur ce qui se passe en soi-même. Réflexion qui ne nous fait point connaître la nature des deux substances dont nous sommes composés, mais qui nous apprend les lois de l'union de l'âme et du corps, et qui nous sert à établir ces grands principes de morale sur lesquels nous devons régler notre conduite. »

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