‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 40 sur 237 · Entretiens métaphysiques ^ xiv, à la fin · texte numérisé non relu

Entretiens métaphysiques ^ xiv, à la fin

dehors, d'une manière sensible, par la parole infaillible de l'Eglise universelle. Ces deux enseignements qui ne se donnent ni ne se reçoivent de la même façon, n'en ont pas moins la même origine, qui est la raison souveraine. Comme, depuis le péché, les hommes grossiers et stupides se répandent au dehors par leurs sens et par leurs passions, au lieu de rentrer en eux-mêmes ^our écouter le Verbe divin qui parle incessamment à l'esprit dans le plus secret de la raison, ce Verbe éternel, qui est la sagesse du Père et la raison universelle, prenant pitié d'eux, s'est rendu visible, s'est présenté devant eux, par des miracles qui ont frappé leurs sens et qui les ont surpris, les a obligés de l'écouter; et maintenant par la voie courte et sûre de l'autorité, par l'enseignement infaillible de la véritable Église que sa perpétuité et son universalité distinguent d'une manière si sensible de toutes les sectes particulières, Jésus-Christ instruit les hommes des vérités indispensables à leur perfection et à leur félicité K Ainsi se trouve rétablie par le Verbe incarné l'union naturelle et essentielle que les hommes ont avec la raison. Comment donc l'autorité infaillible de l'Eglise pourrait-elle jamais se trouver contraire à la raison? « Jésus-Christ ne peut jamais être contraire à lui-même, la vérité in-

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