‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 46 sur 237 · Traité de morale, I, ch. ii, 11. — Ch. v et vi · texte numérisé non relu

Traité de morale, I, ch. ii, 11. — Ch. v et vi

choses dépendent de Dieu en toutes manières*. » La démonstration claire de cette vérité essentielle, c'est pour Malebranche, nous le savons, toute la métaphysique. La métaphysique avec les sciences qui y préparent et y acheminent l'esprit, voilà donc ce qu'il est bon et beau d'étudier ; et nul, plus que le chrétien, n'a le droit, le pouvoir et le devoir dé s'y exercer et d'y exceller.

C'est cette philosophie vraiment chrétienne que les Pères, et en particulier saint Augustin, ont fondée et édifiée. C'est cette même philosophie qui, longtemps abandonnée, a été restaurée par Descartes. Malebranche est sévère jusqu'à l'injustice pour la scolastique. 11 lui reproche cette étroite alliance avec Aristote où il voit une humiliation pour l'esprit chrétien ; il lui semble que cette belle liberté chrétienne, fruit de la rédemption, est compromise et perdue^, et il se plaint que des intelligences éclairées de la lumière de TÉvangile, se soient asservies à un maître païen ^. C'est une honte et presque une impiété. Les philosophes oublient que l'âme est faite à l'image de Dieu et pour la vérité à laquelle seule elle est immédiatement unie. Saint Augustin

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