‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 47 sur 237 · Rech. de la vér.y IV, ch. vi · texte numérisé non relu

Rech. de la vér.y IV, ch. vi

2. Voir dans la Recherche de la vérUé la préface, et au liv. IV, le ch. 117, 3.

3. a On entre insensiblement dans le sentiment des païens par le respect que l'on a pour leur philosophie ; il est vrai que la foi nous redresse ; mais peut-être que l'on peut dire que si le cœur est chrétien, le fond de l'esprit est païen. » Rech. delà véi\, liv. VI, part, n, ch. m.

le leur aurait appris. Mais à la suite du païen Aristote ou de quoique misérable commentateur, ils se contentent de répéter que l'âme est la forme du corps et ne la considèrent que dans ce rapport et cette union avec le corps ^ Ces mêmes philosophes oublient que c'est Dieu qui fait tout, et ils peuplent le monde de forces, de vertus, vaines fictions, fantômes sans consistance, qui usurpent la puissance divine, et, semblables à autant de petites divinités, sont l'objet d'une idolâtrie d'un nouveau genre, puisqu'on les regarde comme des causes efficaces, pouvant agir sur les corps, et même éclairer les âmes et contribuer à leur perfection et à leur félicité ^. Enfin ces philosophes mettent toute leur confiance dans le syllogisme, et, au lieu de contempler les idées des choses, s'amusent à des combinaisons de mots, ingénieuses et stériles. Ainsi les deux vérités fondamentales de la métaphysique, l'union immédiate avec Dieu, et l'action seule efficace de la cause universelle, sont ruinées par cette philosophie plus païenne que chrétienne ; et le précepte capital de la logique est également méconnu par elle. C'est la gloire de Descartes d'avoir ramené les esprits à eux-mêmes et à Dieu. Malebranche lui en a une reconnaissance profonde. « On sent une secrète joie,

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