ErUr. métaphf v, 4. — Médit, chrét.j ii
du style. Quand il nous dit que de croire les corps efficaces par eux-mêmes, ce serait en faire autant de divinités S il ne déclame pas, il ne fait que rendre sa pensée. Quand il parle de son âme qui ne peut s'appliquer qu'à son doigt offensé et qui est toute pénétrée de douleur^, il ne fait pas une phrase, il exprime avec force une vérité d'expérience. Quand il montre en tant d'endroits (nous l'avons vu) les sens avertissant l'homme innocent et se taisant au premier signe, au lieu de l'inquiéter et de troubler son repos ^, il ne rêve pas, il prétend dire des choses précises, mais il les dit avec je ne sais quelle grâce émue. Enfin, quand il s'écrie : c toujours semblable à un enfant, je prends de la boue et des tuiles cassées, je m'amuse à bâtir une hutte qui ne peut contenir que la moindre et la dernière partie de mon être, » il ne songe pas à faire de la'poésie, il constate avec douleur, avec terreur, cette malheureuse stupidité de l'âme qu'il expérimente en luimême, par laquelle nous préférons c de faux biens qui passent aux vrais biens qui ne passent pas*. >