‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 73 sur 237 · Enn. V, a · texte numérisé non relu

Enn. V, a

conscience claire. Elle voit quel est son principe, elle voit également ce qui est au-dessous d'elle et qu'elle produit : elle sait que, pour connaître sa propre nature, elle ne doit se fier à aucun autre témoignage qu'au sien propre, puisqu'elle est essentiellement la réalité, et par conséquent la vérité même : en elle, l'être et ce qui en affirme l'existence ne font qu'un ; la réalité s'y affirme elle-même. L'Intelligence, avec les essences et la vérité, ne constitue donc qu'une seule et même nature, nature vraiment divine. Ce n'est pas encore le Dieu suprême, mais c'est le second Dieu qui se manifeste à nous avant que nous ne voyions le Dieu suprême, le Bien, rUn ineffable. C'est comme le trône magnifique que celui-ci s'est donné, et où il est assis immobile. C'est l'éclatante beauté qui le précède et fait sentir son approche. C'est la divine Sagesse qui contient l'archétype universel et la raison d'être des choses ^ Avant que rien ne fût fait, toutes choses étaient déjà en Dieu : elles y étaient de toute éternité ; elles y étaient de telle sorte qu'on devait pouvoir dire plus tard : Ceci est après cela. En effet, quand les choses qui sont en Dieu viennent à se développer et à se montrer, alors on voit que l'une est après l'autre ; mais en tant qu'elles existent toutes ensemble, elles constituent l'Etre universel, c'est-

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