‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 74 sur 237 · Enn.YyV, l et · texte numérisé non relu

Enn.YyV, l et

à-dire le principe qui renferme en lui la cause elle-même ^ Ainsi les idées sont à la fois essences ei puissances^ : les exemplaires éternels du monde, et la source féconde de son existence ; les formes immuables qu'il reproduit, et les principes vivants auxquels il participe ; les types indestructibles qu'il imite, et les raisons séminales qui, présentes partout, sont Torigine de l'universelle activité. Et ces réalités intelligibles, actives et agissantes, objet de l'intelligence, sont dans l'intelligence, et ne font qu'un avec elle : ce qui pense, ce qui est pensé, et J a pensée elle-même ne sont qu'un seul et même acte, et voilà comment il y a une pensée substantielle, vômiç o\j<7i(àSviç, qui est l'Intelligence première^ Plotin admet donc, comme Platon, le monde idéal : mais il a appris d'Aristote, d'une part que cela seul existe véritablement qui est en soi, le reste n'étant que mode ou qualité, d'autre part que la suprême Intelligence est tout acte et se pense ellemême ; il a appris des stoïciens que tout est vie et raison dans les choses sensibles elles-mêmes, sans quoi elles n'auraient rien de réel ni d'intelligible.

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