‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 75 sur 237 · Enn, VI, VII, 1. —Douillet, t. III, p · texte numérisé non relu

Enn, VI, VII, 1. —Douillet, t. III, p

2. Enn, V, vni, 9. — Douillet, t. III, p. 123. — Les idées sont appelées non-seulement ii^ri et iBtcu, mais ffapa^iî']f(xaTa, (Aop^ai, àpx^* TUTfa, X^oi, irpÛTA Ta irotcCvra.

3. Enn. VI, ix. — Douillet, t. m, p. 575. — Voyez aussi V, ni, 5; t. III, p. 40. — Il serait curieux de rapprocher de ces textes de Plotin les commentaires de Thomassin dans les Dogmaia theologica. Il y a en particulier au t. i, p. 138, un texte fort remarquable.

THÉORIE m LÀ CONNAISSANCE. 183

Combinant ces données nouvelles avec l'ancien pla« tonisme, il transporte le monde idéal dans la pensée divine, pensée substantielle et tout en acte, donnant ainsi aux idées le support réel dont Pla- Um ne semblait pas se soucier, et rendant à l'Int^igence souveraine la conception des types et des essences qu'Âristote lui refusait ; et puis il montre dans ces idées divines Torigine de tout ce que le seniâble a d'intelligible et de réel, expliquant par leur présence et leur action dans les choses intelligemment faites et vivantes, l'ordre et la beauté, l'activité et la vie qu'on y rencontre, mais néanmoins maintenant aux idées, contrairement à l'opi* nion stoïcienne, une existence réelle distincte des choses qu'elles informent y une existence supérieure et excellente, puisqu'elles sont les pensées mêmes de la divine Intelligence.

Il y a encore entre Platon et Plotin une autre différence capitale.

Platon voit dans l'idée un principe, de généralité : il n'admet pas qu'il y ait des idées des choses individuelles. Plotin dit expressément qu'il est impossible que des choses différentes aient une même raison, c'est-à-dire s'expliquent par la même es-* sence et par la même vertu informante. Ici encore, on le voit, il modifie la théorie platonicienne par des vues empruntées à Aristote et aux stoïciens. « Il ne suffit pas, ajoute-t-il, de l'homme même

(en soi) pour être le modèle d'hommes qui diffèrent les uns des autres non-seulement par là matière, mais encore par des différences spécifiques {eiSaMç dta(fopoûç). Ils ne peuvent être comparés aul images de Socrate qui reproduisent leur modèle («pxéTUTrw): La production des différences individuelles ne peut provenir que de la différence des raisons séminales ^» Et alors Plolin admet qu'il y a nonseulement des idées des universaux, rà xaBéhv, mais aussi des idées des individus, rà ncxlf Ihoùtcol. Selon lui, les choses sensibles avec tous leurs détails subsistent dans le monde intelligible, si l)ien que les sensations ici-bas sont des pensées obscures, àiLvSpaX vometçj et les pensées là-haut sont des sensations claires, èvapyeîç alaOrneK;^. U y a une terre intelligible, une mer intelligible, un air intelligible, un univers intelligible, où tout le sensible subsiste en idée, plus beau et plus vivant que dans les imparfaites copies que nos sens saisissent*. Et tout cela constitue le Vivant universel, l'immense Animal intelligible qui embrasse d'autres animaux dans lesquels on découvre d'autres animaux encore plus petits, d'autres puissances encore moins grandes, et ainsi de suite, jusqu'à ce

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