Enn. VI, vu, 7. — Bouillet, t. III, p
^ 3. Enn. V, ix, 10, 11 ; VI, vu, 9-12.— Bouillet, t. lU, p. 143- 145 et 427 et suivantes.
qu'on arrive à la forme individuelle, tldoç âto/xav^ Quand Plotin, de même que Platon, transforme la théorie des idées en une théorie des nombres, les individus ont leurs nombres, comme tout à l'heure ils avaient leurs idées, nombres premiers, véritables essences et causes de ce qui est, et ces nombres forment une hiérarchie, comme tout à Theure les idées, et ils sont tous contenus dans le Nombre universel et essentiel qui n'est autre chose que l'Animal premier dont nous avons parlé plus haut^. Nombre universel ou Animal premier, peu importe, c'est toujours l'ensemble des choses, considéré, non dans ces êtres fugitifs que la sensation atteint, mais en Dieu même qui les pense éternellement et éternellement les peut faire, ^ie parfaite et suprême Sagesse, l'Intelligence est la cause en même temps que Varchétype de l'univers. Ces théories ont été très-certainement connues de saint Augustin, et ont exercé sur lui une grande influence. Quand il dit que les idées sont des formes permanentes et immuables, et les raisons des choses, il est fidèle à Platon sans doute, mais il répète les expressions de Plotin. Quand il expose cette théorie des nombres qui lui est si chère et qui, avec de mystiques obscurités et un symbolisme