Enn, VI, VII, 14. — Douillet, t. III, p
2. Enn, VI, ii, 21; vi, 8, 15, 18. —Douillet, t. III, p. 140, 376, 393 et 404.
mathématique assez subtil, contient une belle et profonde métaphysique, on reconnaît la théorie platonicienne, mais les ressemblances avec Plotin sont plus sensibles encore. Les nombres intellî» gibles expliquent la beauté qui est essentiellement ordre et harmonie. Ils sont les lois étemelles de la divine Sagesse, et quand ils s'impriment sur les choses créées, ils en font tout Tornement et tous les charmes : répandus sur les créatures, ils senties signes que nous fait la Sagesse poumons avertir et nous rappeler sans cesse à l'excellence des beautés étemelles. Ainsi le nombre éternel est à la fois vérité, beauté, et bien ; et c'est son ineffable splendeur qui illumine toutes choses. Les êtres sensibles ne sont vrais, beaux et bons que par une sorte de participation aux nombres : les nombres sont les lois des choses, les raisons des choses, le principe de tout ordre, de toute harmonie, de toute beauté et de tout bien*. Comment n'être pas frappé des ressemblances que ces passages curieux offrent avec les Erméades? Enfin, saint Augustin, contrairement à Platon, mais conformément à Plotin, admet qu'il y a des idées, des formes, des raisons des choses individuelles; et, tandis que Platon ne déterminait pas nettement l'existence des idées, il en fait, comme Plotin, les pensées mêmes de l'Intelligence souveraine.