‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 79 sur 237 · Senn. in Psahn, Ps. xlix · texte numérisé non relu

Senn. in Psahn, Ps. xlix

de Diefi ? car il n'a pu faire ce qu'il ne connaissait pas. Ils existaient dans la science de Dieu, et ils n'existaient pas dans leur nature. C'est dans sa science que Dieu les toit de toute éternité *. >

Ainsi, de toute éternité Dieu pense le monde, de toirte éternité Dieu voit l'ensemble et les détails, les types et les individus, les lois générales et les choses particulières, et comme de toute éternité il a la volonté de créer, la créature est éternelle dans la science et dans la puissance de Dieu, quoiqu'on elle-même elle ait eu un commencement et que son existence successive se développe dans le temps. Singula propriis sunt creata rationAus : has autem rathnes ubi arbitrandum est esse, nisi in mente Creatoris ^ ? et ailleurs : Antequam fièrent et erant et non étant : erant in Dei scientîa, non erant in sua natura^. Le monde, c'est le poëme de Dieu, dirais-je volontiers, en usant d'une comparaison qui me paraît conforme au génie et au goût de saint Augustin : il l'a employée luimême en parlant de la Providence *. Le monde est le poëme de Dieu. Éternellement présent à la pensée divine, non-seulement dans son ensemble et dans son dessein général, mais dans tous ses dé-

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