‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 90 sur 237 · Rech, de la Vér,, liv. III, part, ii, ch. vi · texte numérisé non relu

Rech, de la Vér,, liv. III, part, ii, ch. vi

gibles entre les idées intelligibles, rapports qui dépendent des idées, lesquelles sont en Dieu, rapports éternellement vus par Dieu à qui toutes les idées sont présentes éternellement. Mais les idées étant d'une certaine façon la substance même de Dieu, les rapports qui sont entre les idées sont aussi d'une certaine manière dans cette divine substance toute lumineuse ; et ainsi, quoique abstraits en tant que rapports, ils sont réels en tant que dépendant des idées, et compris avec elles dans la substance souverainement intelligible de Dieu. C'est en ce sens que 1 on peut dire que Dieu est la vérité éternelle et l'ordre immuable. Les idées intelligibles, avec leurs rapports infinis, étant renfermées en lui, il ne reçoit pas d'ailleurs sa lumière et sa loi. Il connaît la vérité, « parce qu'il se connaît parfaitement, ses attributs, ses perfections, toute sa substance, non-seulement selon ce qu'elle est en elle-même, ou prise absolument; mais aussi selon ce qu'elle est, prise relativement à toutes les créatures possibles, c'est-à-dire en tant qu'elle est leur idée ou leur modèle éternel *. » Il suit l'ordre, parce qu'il aime invinciblement sa substance toute parfaite, non point par « une impression qui lui vienne d'ailleurs, ni qui le porte ailleurs; mais par la complaisance qu'il prend en lui-même; > et,

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