‹ La philosophie de Newton (volume 2)Chapitre 114 sur 183 · Rech. de la vérité. Ed. Bouillier, T. H. p · texte numérisé non relu

Rech. de la vérité. Ed. Bouillier, T. H. p

avec l'inslniment défectueux que sont nos sens, nous recons truisons l"univei*s par les seules forces de la raison, 1 étendue esl la seule qualité fjue nous soyons partout (d)liGrés d'admettre. Klle res.semble par un point aux qualités occultes, c'est qu'elle est une qualité ultime à laquelle nos facultés d'analyse s'arrêtent. Mais elle s en distingue trrs notablement, d'abord parce quelle est claire et distincte, et ensuit*^ parcfî quelle est destinée à demeurer unique.

La physique de IX^scartes n'apprend que pe«i de chose sur sa fa(;on de concevoir la méthode expérimentale. Il semble que Descartes ait mis un soin jaloux à dissimuler autant ([ue po.ssible le v6\e de l'expérience dans la coordination des faits. Il ne la fait intervenir que pour décider entre des solutions théoriques également séduisantes a piiori. * « Aller au devant des causes par les effets », telle est la formule par laquelle il caractérise la fonction scientifique de l'expérience. File signifie que la méthode expérimentale est purement subsidiaire, et qu il faut l'employer seulement dans les cas où une question demeure géométriquement indéterminée.

Il y a plus. Quelle que soit l'importance pratique que Descartes donne aux expériences, on ne peut dire qu'il y ait chez lui l'idée d'une méthode expérimentale. Méthode implique évidence, et l'observation ne peut jamais donner lieu à des intuitions évid<Mites. KIK» (»st abandonné<»à I instinct du savant. L<'S arlilic(»s (expérimentaux sont toujours pré<'aires, il n'y a pas de r(»p^l(» ([ui préside en tous casa la conduile des (expériences. Aussi maltjfré certaines afilnités indéniables, 'n'est-ce pas de Descartes que N(*\vton reh'^ve. Dcscartes, comme Newton, s'oppose^ au m()y(Mi ;\i^(\ car la conception fondamentale du moyen î\î^(», la n»ch(Mvln* d(\s choses transc(Midanlcs, écpn'vaut pour lui à la né|i^ation de la sci(M)C(\ Mais la physi(pie n(nvtonienne est seule ind(»pendantede toute métaphysiqu(\ Descartes, malgré le mépris qu'il alTecte pour ses prédécesseurs, n'a pas suivi une voie radicalement nouvelle. A la méta|)hysique confuse des scholasti(pies, il substitue non Tanalyse des faits, mais une métaphysique encore, plus claire et plus distincte. Au lieu de c(da la physitpie de Xewtou .s'édifie indépendamment de toute

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