‹ La philosophie de Newton (volume 2)Chapitre 126 sur 183 · V. l'hii.Trans.^ \U'>\i. nH Piinlit-s · texte numérisé non relu

V. l'hii.Trans.^ \U'>\i. nH Piinlit-s

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vrai (jur les corps agissent sur la lumière à un certain intervalle, (^t par cette action arrivent à infléchir les rayons d'autant plus fortement que la distance est moindre? Est-il vrai que les corps qui diffèrent de réfrangibilité, diffèrent également de réflexibilité •* Est-il vrai que les rayons de lumière en passant près des extrémités d*un corps y subissent des inflexions alternatives, en se mouvant d'une manière sinueuse à l'instar dune anguille ? Est-il vrai que les corps noirs s'échauffent davantage sous l'action de la lumière que les corp.s colorés? etc., etc.» Mais si l'on approfondit l'étudt» de ces (|U(\slions, on voit (pi'elles représenlent pour Newton bien autre* chose ({U(* d(»s « doutes » élevés sur certains points de la physique. D'abord elles tiennent dans l'ensemble de l'ouvrage une place assez notable, le cinquième environ*, et cette place est allée en augmentant d'une édition de VOpiique h l'autre. La première édition anglaise ne contient que les questions 1 à 7, une partie des questions 8, 9, 10, M, les questions 1:2 à 15 el le commencement de la question 16. Dans l'édition de 1706 on trouve en plus la iin des questions 8, 10 et 11, et les (juestions ;25 à 31. Eniin en 1717 nous avons pour la première fois les questions 17 à !24 et la dernière partie de 31. Ceci semble indiquer que Newton attachait à ces « questions» une importance croissante, et en fait, môme pour le lecteur moderne, elles constituent sans aucun doute la partie la plus suggestive de la physique newtonienne. Et pourtant il est aisé de s'apercevoir que chacune de ces questions n*est que la forme dissimulée d*une hypothèse. Newton a fait rentrer dans le supplément de YOptique tor.t ce qui n'était pas assez démontré à ses yeux pour faire corps avec le reste de l'ouvrage. Il déclare lui-même qu'il range sous ces questions tous les problèmes qu'il n'a pas eu le temps matériel d'élucider par l'expérience -. Nous allons donc trouver dans l'œuvre de Newton toute une série d'hypothèses, et il faut expliquer comment ces hypothèses sont compatibles avec l'aversion de Newton pour tout ce qui n'est pas expérimentalement démontré.

L'hypothèse peut s'employer de deux manières différentes.

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