‹ La philosophie de Newton (volume 2)Chapitre 130 sur 183 · V. Quœsl. Opt,XX\m · texte numérisé non relu

V. Quœsl. Opt,XX\m

LKS IDÉES MÉTAI»HYSIQUhS DE NEWTON 497

qui se retrouve en diftcrcnts endroits des Principes^, où New- Ion décrit sommairement ime sorte de transformisme universel. L'étlier, au lieu d\Hre considéré comme une simple hypothèse physique, devient alors l'agent de toutes les transformalions de l'univers. Cette idée esl inspirée à Newton par dos analogies tirées de Tordre chimique et biologique, a Les corps se transforment en lumière et la lumière en corps, ce qui est parfaitement conforme à Tordre et à la méthode de la nature, qui semble pour ainsi dire se complaire à des métamorphoses de ce genre... ». « Les oiufs se développent peu à peu à partir de corps si petits qu'ils sont invisibles; ils finissent par se transformer en animau.\ ; les têtards en grenouilles, les vermisseaux en mouches. Tous les oiseaux, les bêtes, les poissons, les insectes, les arbres avec toutes leurs particularités, proviennent par transformation de Teau et de teintures aqueuses ; après putréfaclion, ils reviennent tous à Tétat d'humeurs aqueuses - ». « On peut croire que les comètes peuvent par leiirs exhalaisons et leurs vapeurs condensées suppléer et réparer sans cesse ce qui se consume d humidité dans la végétation et la putréfaction, et ce qui s'en convertit en terre sèche dans ces opérations ; alin ([ue par ces moyens les mers et l'humidité des planètes ne soient j)as consumées. Car tous les végétaux croissent par le moyen de l'humidité ; et ensuite la plus grande partie s*en convertit par la putréfaction en terre sèche, puisqu'il tombe perpétuellement du limon au fond des liqueurs qui se corrompent. Ainsi la masse de la terre sèche doit augmenter sans cesse, et si les parties fluides ne recevaient pas de Tacrroiss<'menl parquelque cause, elles devraient diminuer perpétuellement. vX à la (in elles viendraient entièrement à manquer. Je souprunne de plus (|iie ce', esprit (jui es! la plus petite partie de notre vie, la plus subtile et en même temps la plus excellente, puisqu'elle est nécessaire pour donner la vie à toutes choses, vient principalement des comètes. ^» « Ce serait ici le lieu d'ajouler quelque chose sur cette espèce d'esprit très subtil qui pénètre à travers tous les corps solides, et qui est caché dans leur substance. C'est par les forces et

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