‹ La philosophie de Newton (volume 3)Chapitre 110 sur 223 · Hist. du Mal. A · texte numérisé non relu

Hist. du Mal. A

LA PIIYSIQUH MATHEMATIQUE 1:T LK MECANISMK 399

inatiiTCct le mouvomont sont doiinôs ensoml)le ot no peuvent pas se comprendre 1 ini sans 1 autre. Newton a st'paré le niouvcnient et la mati<TC, il a lait naître le mouvement de la \ olonté de Dieu, qui crée d'abord la matière, puis lui imprime le mouvement par un acte qu'en esprit du moins on peut séparer*. Mais si on laisse de cùlé ces deux «lilTérences, en somme secondaires, la pliysicjue de Xewton, aux yeux de M. Lanye, dérive en droite liu^nc; de l'atomisme ancien. Elle est uiii> forme du matérialisme et du mécanisme, aidée seulement par u!i instrument mathématique plus puissant. Si elle a eu une influence exceptionnelle sur la formation de toutes les théories modernes, cest moins par la méthode qui l'inspire t[ur j)ar le postidat dont elle part : tout est matière ci mouvement, et la science physique n'estque l'extension de la science mécanique à toute la nature.

Il y a chez Newton un certain nombre de j)assayes (|ui expli- «pient assez bien qu'on ait |)u j)rendrc sa physique pour une |)hysi({uc mécaniste. La plupart de ces passages n'appartiennent pas aux Principes, ils se trouvent dans la dernière partie de \ Optique, dans cet api)endice intitulé « Qu;estiones - » on Newton a rassemblé les idées de sa physique qii il ne jugeait pas sullisamment mûres pour constituer un corps de doctrine. C'est ainsi <pn' dans la Question NXVIII Newton se réclame expressément de l'atomisme •' et se fonde sur l'autorité de « ces philosophes très célèbres de Grèce et d(^ l^hénicie, (pii |)iireiit fumme princijx's de Icin- système le vide, les atomes, et la gravité ». Mais il es! visible, parl.i siiilc niéin'- du passage, ipie lalomisme ancien ni -si pas admis par New Ion ci mu ne l\ pc des doctrincsmécanistes, mais comme um- ai-med(>stinéeà les combattre. Ce dont Newton loue Epicure et Luci-èce, c'est d'avoir aj)pli(pié les explications mécanistes à tout ce qui est matière, sanschfi-chcr à les ('•Iciidrc à d(>s milieux fictifs. Des j)hysiciens |)lus récents n'onl |>;is Inin coniplr de cette réserve, ils ont imaginé de vaines hypnthèsi's, ri'lln r. hi matière sid)lile, pour faire rentrer sous les lois du UM'canisnie |;i totalité des phénomènes I ne -eide idi-e ne peut sullire à tous les besoins de la

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