Y.LecL Opl-, Quiest. .KXXI sul). fin
;■). Cf. Lect. opl. L. III, p. -t-fl. « Cujus generls (quafitutiiin occuftariim) forent scilicel ,qr;n iUili.'^, atliaclioniinique niaf>nelicanini el fleclricaiiini, fiTmenlalionumqur causa"; si quideni vires vel acliones liasce ex qualifalilius orifi fingercnius nol)is iacognilis, quœque natura sua inexcogital)ilcs el expioratu imi)ossibilcs ossent ».
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propre de la physique de IKcole de ne faire appel qu'à des « (pialités occultes «. Ce n'est pas parce qu'elles sont qualités (pie les « formes substantielles » ou « essences » sont dangereuses. Nous savons ([ue lexpérience nous frappe toujours dabord par son aspect qualitatif et que la mesure intervient assez tard. C'est le caractère occulte des qualités physiques (pii est contraire à la détinition de la science.
Qu'est-ce qui permet au j)hysicien moderne de super|)oser petit à petit les mathématiques à Texpérience ? C'est la convention fondamentale d'après hufuclle l'élément simple, provisoirement inconnu, ([u'il s agit de dégager pour expliquer le réid est intelligible etconnaissable. Qu'on l'appelle force, masse, gravitation, il n'a rien de mystérieux, rien d'irrationnel. 11 peu se délinir par des mesures concrètes, et est aussi facilement compréhensible que ces mesures. Chez les Aristotéliciens du moven-àçe on trouve une conception toute différente. Les qualités élémentaires de la matière sont nécessairement des qualités cachées. Ceci veut dire quelles appartiennent à un monde de réalités différentes des réalités empiriques. Elles sont inaccesibles aux sens par leur nature, et tout ce que nous en ])()Uvons savoir, c'est que leur existence est nécessaire, leur causalité elîective. Mais la science des qualités premières nous a été et nous demeure refusée. Ni l'analyse ni la synthèse ne peuvent nous faire passer de l'ordre physique à cet ordre d'entités inétaphysicpu.s. Il faut nous contenter de constater qu'une (•()nnaissance entièrement positive est impossible et que la plivsiqut; est sous la déi)endances de causes inintelligibles-.
Du fait (pic les ([ualUés <le la matière sont occultes, on conclut (pi elles fournissent des explications purement verbales. I.e mot « gravité », le mot « magnétisme » et tous les termes in.'dogiM's soid des nn^ts vides de sens, on du moins ils appreniieiil juste autant (pie le pIi(''iioiM(' ne «piil s iii^il d e.\j)li(piei'. C est ainsi que hi solidité des corps n est nullement éclaircie lorsqii on lait I li\ pothèse « de particules conglutinées par le repos ' » I-e repos n'est pas une cause effective, c'est un mot (pli n é(piivaut pas ;'i une raison. De même lorscpi'on fait la llieitiie (h- la ehaleiir en la rapportant ;i une u foi'ine » spéci-
l. V. Upl. iJuuinl.WW. Aiii liiixt-riiiit coriioriitii itarliciila» iiiior se con- Kliilinatas Odbc (|iiiel<', lioc c^l (|iialilatc occdlla. mil poliiLs |)latii* iiiliilo ».
fique, on est bien obligé d'attribuer à cette « forme » des fonctions correspondant à des effets, et de la sorte on double le problème, loin de l'avancer en aucune façon. Il est bien évident que les qualités occultes ne sont qu'un artifice verbal assez peu propre à dissimuler notre ignorance. « Aussi les Modernes ont-ils enfin, depuis quelque temps, rejeté les formes substantielles et les qualités occultes, pour rattacher les phénomènes naturels à des lois mathématiques^ ». Cette œuvre est celle que Newton a lui-même essayé de promouvoir -. Il insiste d'autant plus sur l'opposition de sa méthode avec celle des qualités occultes qu'un grand nombre de critiques lui avaient été adressées de la part des empiristes purs, accusant Newton de faire revivre dans ses Principes les idées d'impulsion, d'attraction, de propulsion, que Bacon avait exterminées de la science expérimentale. On comprend aisément que les adeptes de Bacon, craignant sur toutes choses le retour à Aristote, aient pu assimiler l'attraction ncwtonienne à l'horreur scholastique du vide. On comprend moins bien que les explications de Newton, répétées sans cesse dans tous ses écrits, aient laissé subsister cette confusion, et que jusqu'à sa mort il ait dû se défendre contre l'accusation d'admettre en physique des e qualités occultes ». Ce n'est pas en effet d'une manière passagère que Newton, dès le début des Principes, renie toute solidarité avec la physique d'Aristote. De semblables dénégations se retrouvent et dans la dernière partie de V Optique et dans maint fragment de la Correspondance. On peut dire qii'aujourd'hui la cause est entendue. L'opposition de Newton avec le moyen-âge nous frappe bien plus que son affinité. Il est pourtant nécessaire de préciser le point sur lequel la confusion a pu se faire et de montrer clairement comment clic doit se lever.
L'idée des qualités occultes n'est pas de tous points une idée anti-scientifiqu(,\ On comprendrait mal le succès durable qu'elle a eue dans la physique du Moyen-Age, si elle ne renfermait pas une part de vérité, une pari d'utilité. A vrai dire, il faut