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'2. Cf. l'rincipcs. L. III. \'\i,\>. .\LVIi. N.'wluii ;i.lmct ;i lilir il h\ pi.tli^so ijnc hi Inii' rci;ui\c de \n malitTi' ili's (•(iiiiMcs : n On |ii'iii i inin' i|iii' les
29f. LA PIHLOSOI'IIIK \)E NEWTON
soit, c'est par rexpérienco seule que nous pouvons décider la question. Nous devons nous assurer si le mouvement des planètes ne s'amortit pas de période en période, et si par suite on peut admettre que leur inertie apparente demeure la même.
Cette vérification ne peut se faire par la troisième loi de Kepler, celle qui pose la proportionnalité des cubes des grands axes aux carrés des temps de révolution. Car l'invariabilité des grands axes n'était pas encore établie à l'époque de Newton^ et la loi de Kepler pourrait demeurer vraie si les axes et les périodes varient simultanément. 11 no suffit même pas de faire voir que les temps (\o révolution sont actuellement invariables, car des inégalités pourraient surgir à la longue, bien qu'elles fussent inobservables sur une courte période. Newton se sert pour justifier ses lois d'un procédé conforme à la métliode positive. Il ne démontre pas d'une manière absolue que les mouvements célestes doivent demeurer éternellement invariables. C'est là une prétention que ne peut avoir une science volontairement relative. Il se contente de cbercher une limite supérieure de l'erreur que commet l'astronome en attribuant aux planètes une inertie constante et en les faisant se mouvoir dans un espace non résistant. Pour cela il chercbe ce que deviendrait la résistance de l'air à la hauteur où gravitent les planètes, et en s'appuyant sur les analogies terrestres il calcule le retard qu'elles subiraient annuellement de ce chef. Or il résulte de ces calculs que « la planète de Jupiter, par exemple, ne perdrait pas en 1.000. 000 d'années la 1/1.000.000'= partie de son mouvement par la résistance du milieu- ». Ceci suffît pour qu'on puisse regarder les principes de la mécanique rationnelle comme ])ratiquement vérifiés dans le système solaire. Nous pouvons assimiler les planètes à des masses invariables se mouvant dans le vide, et nous sommes assurés
comètes peuvent par leurs exhalaisons et leurs vapeurs condensées suppléer et réparer sans cesse ce qui se consomme d'humidité dans la végétation et la putréfaction et ce qui s'en convertit en terre sèch.e dans ces opérations. Ainsi la masse de la terre sèche doit augmenter sans cesse et si les parties fluides ne recevaient pas de l'accroissement ))ar quel(iues causes, elles devraient diminuer |)erpétuellonient et à la (in elles vitMidraient entièrement il maufiuei" ».
\. Cf. Tisserand. Mécaiii(ii/e céles/e. T. I.