‹ La philosophie de Newton (volume 3)Chapitre 84 sur 223 · I . I. cil. .\XI, X.VVI, .\.XVII · texte numérisé non relu

I . I. cil. .\XI, X.VVI, .\.XVII

ii. Cf. Dis.serlutio de Causa (iravi/atis. Aiich.r, C. 11. à Z. iiisércf a la suite du Tractalus de Lumine. dans lluf/enii Optiscula posthumu, Ainslerli.ini. 17i»S. La parlic prinripale de (i-lt.- (lisscilalioii avait drjà été lue par iiuy/.clieii.s en ititi'J à une séance de l'Acadcniie des Sciences de Paris.

3. Cf. Lettre de IG98, Ed. Dutens, T. III. p. 35G. « Newtoims, malli.wnalicus « excellens, astrorum verlices tulleiidos piital. Sel niilii. ii( ,,lirii in Actis

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pondance avec Huyghens, qui est postérieure à l'apparition des Principes^, Leibniz résume l'ensemble des idées qu'il s'était faites depuis longtemps sur la pesanteur. La pesanteur, dit-il, résulte évidemment de la même cause qui fait que la terre est ronde, et que les gouttes d'eau prennent toujours la forme sphérique, savoir du mouvement circulaire de la matière qui enveloppe la terre de tous côtés. Il faut bien faire appel dans la tliéorie du ciel à une sorte de tourbillonnement pour expliquer (juc les orbites planétaires soient sensiblement dans le même plan. Enfin cest un argument puissant à l'appui de la théorie des tourbillons que l'identité du mouvement des satellites autour des planètes et du mouvement des planètes autour du soleil. La matière qui circule autour de la terre fait effort pour s'éloigner du centre et contraint les particules moins agitées à se rapprocher de ce centre. Les forces centrifuges de la matière peuvent, si l'on veut, être envisagées comme des attractions, mais la réalité du phénomène est toujours une pression de molécule à molécule. let&nù va jusqu'à reprocher à Huyghens de faire trop peu de cas du système des tourbillons ^ Ce système est le seul qui rende compte du fait si curieux que toutes les planètes, comme aussi les satellites de Jupiter et de Saturne, font leur révolution dans le sens rétrograde. 11 y a là une harmonie physique, que Leibniz rattache à ses propres doctrines, et dont l'hypothèse du tourbillon solaire donne tout de suite le secret.

En même temps que Huyghens et que Leibniz, les Cartésiens français de latin du xvif siècle faisaient effort pour compléter le cartésianisme de façon à l'adapter aux derniers progrès de la science. Il fallait d'abord modifier la théorie des tourbillons de façon à la mettre d'accord avec les lois de la gravité. La gravité est toujours dirigée vers le centre de la terre, tandis que la rotation du tourbillon terrestre ne peut engendrer que des actions normales à l'axe. Il faut donc montrer pourquoi la chute des corps ne se fait pas suivant une ligne

« Lipsiensibus prodidi, non lantum conservari posse, sed ctiam pulcherrime « procedere videnturcirculatione hamionicù cujus admirandas deprehendi « proprictates. »

1. 18 avril 1690, 11 avril 1692, 26 septembre 1692, 20 mars 1693, Œuvres Malliématiques de Leibniz, Ed. Gerhardt, ï. II, p. 148-154.

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