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2. Cf. Jacques Uernotiilli , hissevlulio de Cravilatc .Kt/ieris, Aiii^U-r- (iciiii 1081!. cl .lotinitil t/i-s Savdnls, iï-s ricr KiSCi, p. 1!) : Diiiiidiii circM cîmisaiii j<iii\ iliilis a Holalioiic Vdrtiiis 'rcirciii pclilain.
3. Souvelle conjecture sur lu pesmileuw l'aiis, KillO, Cf. J. des Sav., 1091, p. 'J'.t'J.
En complétant les hypothèses de Descartes, les Cartésiens avaient fait de son système un échafaudage d'apparence solide, mais en réalité extrêmement instable. L'intolérance avec laquelle ils s'opposaient aux objections de principe avait fini par rendre impossible toute discussion scientifique. C'est pour libérer de la contrainte cartésienne la science de son temps, que Newton entreprit une réfutation en règ-Ie du système des tourbillons.
La discussion de Newton est doublement intéressante, d'abord parce qu'au point de vue historique elle est le coup décisif porté à l'ancienne philosophie, ensuite parce que Newton emploie, pour réfuter la théorie de Descartes les mêmes procédés dont il s'est servi pour démontrer la sienne propre '■.
Admettons un instant que la théorie des tourbillons soit vraie. Cette théorie est capable de donner des explications spécieuses qui peuvent abuser un esprit sans précision. Nous voyons Descartes, en des théorèmes quasi-géométriques, démontrer successivement que le soleil doit être sphérique 2, qu'il doit envoyer de la lumière à la fois vers l'écliptique et vers les pôles ■% que les étoiles peuvent se transformer en comètes '% que les planètes sont inégalement distantes du soleiP et tournent d'autant plus vite autour de lui qu'elles en sont plus rapprochées'', que la lune doit aller plus vite étant pleine que dans son croissant ou son décours \ que les satellites de Jupiter doivent se mouvoir très vite et ceux de Saturne très lentement**, et une foule de propositions analogues, dont la plupart sont d'accord avec les faits.
Est-ce à dire que ces propositions constituent une vérilication indirecte de l'hypothèse des tourbillons ? Il n'en est i-ien, et, pour s'en assurer, il suffit de se demander ce qui fait l'objectivité d'une loi. C'est, comme nous lavons dit souvent, la pos-
1. Voy. Principes, L. Il, Prop. ill, Théor. LX et les cleu.x derniers Scholies du même livre.