V. Principes, L. II, S. 7, Prop. XL, Scholic final
2. V. Quœst. Opt. L. II, Part. II. « Atqiie hac quidem rationescientia colorum fil theoria tam vere nialhcmalica qiiain alia ulla pars Optices. »
LA PHILOSOIMUK Oi: NEWTON
tout ce qui n'a pas la perfection dos constructions d un Fresnel ou (l'un Gaucliy. L'optiipie et la physi(pie tout enlirre sont ilevonucs entre les mains des mathénialiciens modernes des systèmes tellement cohérents (jue nous avotis peine à nous figurer lépoque où placer à coté de chaque j)liénomène le nond)re qui le mesure était un progrès essentiel C'est pourtant j)ar là que devait commencer la « mathémalisation » de la science. Avant d appliquer à l'étude de la lumière, à celle du son, à celle de la chaleur, le calcid différeidiel et le calcul intégral, il élait nécessaire d'y a|)j)li(pier la sinq)le arilhméticpie. Nous savons (pie l'arilhmétiipie garde sa valeiu-, mèmi* aprt'S la conslilulion de 1 Algèbre et de lAnalyse . On ne con(;oit j)as de mathématiques supérieures qui ne soient un simple prolongement des mathématiques élémentaires. Lorscpiil sagit (rappli(juer le calcul aux choses physicpies, une marche progressive est également nécessaire. Il serait absurde de prétendre adapter tout d'abord à l'analyse des réalités les moins connues l'instrument mathématique le plus délicat. Il faut (juel analyse soit réservée au.\' questions déjàéclaircies par un emploi rationnel de l'Arithmétique et de l'Algèbre. Lorsqu'une science est encore à ses débuts, c'est par la partie sim[)le des mathém(Ui(iues qu'elle doit commencera devenir mathématique. Après que des comparaisons prudentes de nombres auront permis de dégager des relations siniples, il sera permis de donner à ces relations une forme analyti(pie abstraite qu'on vériliera indirectement^
Mais c'est là une])hase secondaire'quidoit toujours être précédée d'une période d'épreuve, de préparation. C'est dans cette période (ju il y a lieu de dresser des tableaux numéri(pies, de les analyser et de les comparer. L usage des tableau.^ numériques, loin d'être la substitution d'un empirisme grossier aux déductions de la physique mathématique, n'est que la préparation de cette dernière par la voie la plus naturelle. Il fut un temps où Tastronomie elle aussi devait se contenter de dresser patiemment des tables numéri(pïes. C'est lépinpie des travaux qui ont précédé les grandes découvertes de Kepler. Si Nc^vton a pu substituer l'algèbre, la gt^ométrie, le calcul des lluxions aux méthodes anciennes de l'astronomie, c'est que celle ci