V. De Natura Acidorum, Pliil. Trans
4. « Galor est agilatio parlium quaquaversus. Nihil est absolute quiescens secun'dum partes suas, et ideo frigidum, prœter atomos, vacui scili-
est susceptible, comme l'aflinité chimique, d'être réduite aux causes moléculaires ^ Comme on le voit, les exemples ne manquent pas de cas où Newton semble préférer à tout autre une explication mécanique.
Malgré l'usage qu'en différents endroits Newton peut faire du » mécanisme, nous ne saurions nous ranger à l'opinion de Lange qui voudrait faire de la physique new^tonienne, comme de la physique cartésienne, une tentative de mécanisme systématique. La théorie de Descartes peut à la rigueur, bien qu'elle s'oppose sur bien des points à celle de Gassendi, être donnée comme un exemple de mécanisme. Elle satisfait aux deux conditions sans lesquelles il n y a pas de mécanisme possible : d'une part les propriétés de la matière sont toujours des propriétés géométriques, d'autre part il n'y a pas dans la nature de continuité véritable, le continu n'est que l'apparence sensible de phénomènes réellement discontinus. Pour Descartes en effet les qualités de la matière se ramènent à la seule étendue, et les (lifTérentes espèces de matière forment des classes hétérogènes, ne pouvant se transformer les unes dans les
autres.
Chez Newton au contraire il n'existe pas de propriété purement géométrique de la matière. La figure, le volume, sont déjà des propriétés p/«?/siV7we8, c'est-à-dire révélées par l'expérience. Il en est de même de l'impénétrabilité, de la dureté, de la résistance-. Aucune de ces qualités ne peut se ramener aux attributs de la seule étendue, et la vérité est qu'elles nous sont connues seulement par de lentes inductions. Nous sommes si loin de comprendre a priori que l'impénétrabilité de la
cet experles. » — Ceci est à rapproclier des « mouvements intestins » dQnt parle Bacon et des « mouvements insensibles » de Leibniz.
1. Déjii dans les Principes, il semble que les phénomènes calorifiques soient regardés comme des variantes des jihénoménes mécaniques. Ainsi Newton ne fait i)as la distinction entre Tidée de masse mécanique et celle de capacité caloriliipie (Cf. L. III. Prop. VIII, Cor i). FoZ/mVe s'est rendu compte de la confusion qui régnait sur ce point dans les idées de Newton.
2. Cf. Opt. Quœst. XXXI. « Duritia universœ materiaB simplicis proprietas haberi potest. Saltem hoc nihilominus evidens est, quam impenetrabilitatcm ipsam materia? esse universam proprietatem. Nam omnia corpora qua^ quidem nos experientia novimus. vel sunt duria, vel durescere possuni, neque vero alla ulla cerla ratione novimus corpora universa impenetrabilia esse, nisi quod experientia amplissima nos id docuit, sine ulla unquam oblata exceptione. »
Bloch. 2<»