‹ La philosophie de Newton [microform]Chapitre 143 sur 208 · LA 14ML080PIHE DE NEWTON · texte numérisé non relu

LA 14ML080PIHE DE NEWTON

matière est la raison profonde des autres propriétés, qu'en bien des cas nous partons de ces propriétés pour conclure au fait de l'impénétrabilité. Dune manière générale les diiïérences de configuration ne suiïisent pas à expliquer toute la physique. Elles sont tout au plus un symboh'sme commode qui permet de coordonner les faits. Le travail, la tension, la chaleur, toutes les formes de lenergie physique ont une individualité expérimentale qui ne se réduit pas aux attributs géométriques. 11 faut les admettre comme des faits distincts et les analyser comme tels.

La continuité, qui est essentielle au système de Newton, est elle aussi incompatibh^ avec le mécanisme. Nous ne pouvons prétendre ramener tous les ))r()blèmes à des problèmes d'éqm*libre onde mouvement, que si l'univers est fait exclusivement datomes et de vide. Alors (lan.sun phénomène quelconques le physicien recherchera Télément dynamique, c'est-à-dire un jeu de molécules [qui se choquent et se déplacent, et si le mécanisme est vrai, il faut qu'un nond)re limité de réductions permette de passer (Pune propriété physique quelconque à cette image (Iynami([ue. Or pour Newton, nous l'avons vu, le nombre des pro|)riétés de la matière est |)rati([(jeni(M)t illimité. Il dépend de l'état de nos connaissances et de la j)récision de nos instruments. De plus, toutes ces propriétés sont continues, c'est-àdire (pi'on peut les siq)pos(M' diminuées ou augmentées à Tinfini sans ([non arrive à les faire disparaître ou à les ramènera d'autres. Ainsi la résistance de la matière peut aller en diminuant autant qu'on veut dans les espaces célestes sans (|u'on atteigne la piu-e étendue ^ La solidité des corps peut croître indétiniment sans nous conduire jamais à des molécules absolument rigides. 11 en est de même de toute réalité physique. Elle peut varier entre des limites inlinies, mais il est impossible qu (die se transforme en une réalité d'un autre genre. On ne peut donc admettre l'idée mécaniste qu'un es])rit très subtil, voyant les choses comme elles sont, ne trouverait que géométrie partout. Il verrait toutes choses j>lus en détail qtn^ nous, mais il retrouverait partout comme nous, à coté des propriétés mécanifpies, linlinie variété des qualités j>hysiques.

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