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fique, on est bien obligé d'attribuer à cette « forme » des fonctions correspondant à des effets, et de la sorte on double le problème, loin de l'avancer en aucune façon. Il est bien évident que les qualités occultes ne sont qu'un artifice verbal assez peu propre à dissimuler notre ignorance. « Aussi les Modernes ont-ils enfin, depuis quelque temps, rejeté les formes substantielles et les qualités occultes, pour rattacher les phénomènes naturels à des lois mathématiques^ ». Cette œuvre est celle que Newton a lui-même essayé de promouvoir -. Il insiste d'autant plus sur l'opposition de sa méthode avec celle des qualités occultes qu'im grand nombre de critiques lui avaient été adressées de la part des empiristes [)urs, accusant Newton de faire revivre dans ses Pî'incipes les idées d'impulsion, d'attraction, de propulsion, que Hacon avait exterminées de la science expérimentale. On comprend aisément que les adeptes de Bacon, craignant sur toutes choses le retour a Aristote, aient pu assimiler l'attraction newtonienne à l'horreur scholastique du vide. On comprend moins bien que les explications de Newton, répétées sans cesse dans tous ses écrits, aient laissé subsister cette confusion, et que jusqu'à sa mort il ait du se défendre contre l'accusation d'admettre en physique des c qualités occultes ». Ce n'est pas en effet d'une manière passagère que Newton, dès le début des Principes, renie toute solidarité avec la physique d'Aristote. De semblables dénégations se retrouvent et dans la dernière partie de VOptique et dans maint fragment de la Correspondance. On peut dire qu'aujourd'hui la cause est entendue. L'opposition de Newton avec le moyen-àge nous frappe bien plus (jue son ailinité. 11 est pourtant nécessaire de préciser le point sur lequel la confusion a pu se faire et de montrer clairement comment elle doit se lever.
L'idée des qualités occultes n'est pas de tous points une idée anti-scientifique. On comprendrait mal le succès durable qu'elle a eue dans la physique du Moyen-Age, si elle ne renfermait pas une part de vérité, une part d'utilité. A vrai dire, il faut