‹ La philosophie de Newton [microform]Chapitre 156 sur 208 · V. Trailé du monde. Ed. Cousin, T. IV, Ch. XV · texte numérisé non relu

V. Trailé du monde. Ed. Cousin, T. IV, Ch. XV

comparable à l'attraetion magnétique, qui s'exercerait entre la terre d'une part et les corps j)esants de l'autre, voire môme entre le ciel étoile elles différentes planètes ^ On trouve chez lui lidée vague, il est vrai, mais néanmoins très reconnaissable, d une « tendance vers le haut et le bas », tendance que malgré l'opinion de Gilbert rien ne permet de limitera une sphère fixe, et qui est fonction de la seule distance : elle augmente quand la distance diminue, et inversement ^ Bacon pressent l'explication véritable des marées par l'effet de l'attraction lunaire \ Il cite toujours l'exemple du llux et du reflux à côté de celui de la pesanteur comme des illustrations semblables d'un même fait. En optique, Bacon a compris que la variété des couleurs doit avoir son fondement non dans des abstractions, mais dans la différence des propriétés mécaniques, ou, comme il dit, des « schémalismes » qui caractérisent la structure des corps*. Enfin il décrit de nombreuses expériences sur l'incompressibilité des liquides ^, sur la densité des corps *, sur la pesanteur de l'air et son élasticité ^ qui pour mancjuer de précision n'en sont pas moins méthodiquement construites et logiquement interprétées.

Sur tous ces points. Bacon s'est borné à donner des explications hypothétiques, et il n'a cherché nulle part à condenser les expériences en une formule. 11 n'en reste pas moins haute-

1. V. Nov. ovganum, L. II Aph. 45, « Riirsus, si sit aliqiia vis niagnetica, quse operetur por consensnm iiiter ^lobiim terrie et ponderosa, aiit interglobum lunae et aquas maris (quaî maxime credibiiis videliir in fliixibus et refluxibus semi-menslruis), aut inter cœlum stellatum et planetas, per quam evocentur et attollantur ad sua apog;ea ; ha^c omnia operantur ad (listantias admodum longinquas m.

2. Y.Nov. organum,L. H, Aph. 35 et 36. « Atsi recipiatur opinio Gilberli, quod magnelica vis teirae ad alliciendum gravia non extendatur ultra orbem virtutissuaî (quieoperatursemperaddislanliamcertametnonultra), hocque per aliquaminstanliam verincetur;eademumeritinstantfafœderis circahoc subjeclum. Neque tamen occurrit imprspscntiarum instantia aliqua super hoc certa et manifesta... Quo proprius gravia appropinquant ad terram, eo fortins et majori cum impetu feruntur ad eam ; quo longius ab ea absunt, debilius et tardius (ut fit in attractionibus magneticis) ».

3. Cf. Noii. organum, L. II, Apli. 48. « Nam si luna atlollat aquas, aut turgescere aut intumcscere faciat humida, videntur hi motus esse tanquam congregativa média et imperfecta ».

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