XVI INTRODUCTION
noumène, et alors le phénomène doit être simplement une vue partielle et incomplète du noumène ; le noumène, c'est le tout; le phénomène, c'est, en un sens métaphysique et non matériel, la partie, la « participation » ; mais la partie n'est pas séparée du tout, et il n'y a toujours qu'un univers. L'esprit n'est t?aiiH;fail que dans « l'unité », terme de la dialeclique.
Le premier élément de vitalité dans le platonisme, c'est donc le monisme plus ou moins conscient et plus ou moins conséquent qu'il renferme, c'est, en iin mol, la croyance à l'unité radicale des choses.
llesle h voir comment cette unité radicale des choses est représentée dans Platon. Elle y est conçue comme un principe : 1° d'intelligibilité, 2° d'intelligoncu, 3" de bien. On peut même dire que le platonisme est en entier dans ces trois thèses qui se développèrent successivement à travers l'histoire de la philosophie : — Tout a son principe dans l'intelligiblL% tout a son principe dans l'intelligence, tout a son principe dans le bien. — C'est la seconde thèse qui a été surtout développée par Aristote; la troisième, par le christianisme.
La proposition génératrice du platonisme, toute chose a tme idée, signifie que tout a dans la réalité une raison permanente qui le rend intelligible. Ce principe peut être entendu en deux sens principaux.