‹ La philosophie de Platon (volume 2)Chapitre 9 sur 61 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

dégageant peu à peu ce qui est à Télat d'enveloppement, par une maieutique mettant au jour ce dont notre âme est grosse. L'idéalisme platonicien est donc à la fois subjectif et objectif. Malgré les appareuces de dualisme qu'offrent certains dialogues mystiques, comme le TiméSy le monisme est l'esprit miime du platonisme.

Maintenant, Tidéalisme subjectif, avec son dualisme inévitable, est-il le dernier mot de la philosophie, et le platonisme est-il par cela même à jamais impossible dans Tavenir? — Un platonicien pourra encore aujourd'hui contester la séparation des deux mondes et dire que, si la réalité intelligible est autre chose qu'un pur fantôme, il faut bien qu'elle ne soit pas entièrement transcendante, entièrement étrangère à notre pensée et à notre monde; sinon, nous ne pourrions pas même la concevoir.

Platon lui-môme a montré, dans le Parménide y l'impossibilité du dualisme, la nécessité à'xm^ participation de notre pensée à l'être en soi, et même à la science en soi. Dans l'hypothèse du dualisme, (i les Idées se rapportent les unes aux autres, et les choses sensibles les unes aux autres »; dès lors, dit Platon, la science des Idées devient impossible; car « c'est seulement par l'Idée de la science », c'està-dire par une participation à la science en soif i< qu'on connaît les Idées en elles-mêmes ». Et cette Idée de la science, nous ne la possédons pas (puisque, I dans l'hypothèse dualiste, les Idées sont en elles- I mômes et non en nous). « Donc nous ne connaissons i aucune Idée, puisque nous n'avons pas part à la

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