‹ La philosophie de Platon (volume 5)Chapitre 92 sur 138 · PERSONNALITÉ DE DIEC. LE BIEN · texte numérisé non relu

PERSONNALITÉ DE DIEC. LE BIEN

essence particulière n'est la fin absolue, fût-elle la justice, fût-elle rhonnêteté. Platon en donne la preuve. € N'est-il pas évident qu'à l'égard du juste et de l'hon- » nête, bien des gens se contenteront de faire et de • posséder, et de paraître faire ou posséder des choses » qui, sans être justes ni honnêtes, en ont l'appa- » rence; mais que, lorsqu'/Z s'agît du bien, les appa- M rcnces ne satisfont personne, et qu'on s'attache à » trouver quelque chose de réel sans le souci de Vap- % parence (1). » Donc, encore une fois, aucune essence particulière n'est la vraie fin, le vrai bien que toute âme poursuit. On peut aller jusqu'à dire que les essences elles-mêmes, ainsi considérées dans leur particularité et comme nombres intelligibles, aspirent à l'unité comme à leur bien, et conséquemment ne sont pas le Bien. On peut le dire, et Platon l'a dit au témoignage d'Aristote : « L'Un est le bien même, parce

> que les nombres le désirent. To ev aJTo âyaSov, on oî

> otpiOpiol ktevTai (2). > Cette phrase montre assez combien Platon tenait à son principe de la supériorité du Bien-un, indéfinissable pour nous et ineffable. C'est le terme de l'intelligence humaine que d'arriver à comprendre la nécessité de l'incompréhensible (3).

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