‹ La philosophie de PlatonChapitre 10 sur 260 · fléju., IV, 244, a · texte numérisé non relu

fléju., IV, 244, a

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P8B8 le Pkilèbe, après une analyse de L'Idée du bien, Plitton conclut en disant : « L'essence du bien noiia est done échappée et t'ett allée jtter dam celle du ùeau; car, en toute chose, la mesure ella proportion «onatiluent la beauté comme la vertu ', »

Rien n'est plus simple à comprendre que cette identification du bien et du beau ohex un Grec. Rappelonsnous, en effet, le culte des Grecs pour la beauté en général, et en particulier pour la beauté des formes. Dans leur admiration enthousiaste d'artistes, ils jugeaient souvent le caractère et les qualités des hommes d'après leur figure et leur cbrpa. Pour eux, un orateur bien fait, aux gestes élégants et aisés, était déjà à demi éloquent ; un adolescent aux traits doux et délicats passait facilement pour honnête et vertueux. Au contraire, ils ne pouvaient se représenter le vice que sous des dehors repoussants. Le type du lâche dans Homère, Tbersite, est le plus laid des ôrees. De là une synonymie perpétuelle de la vertu et de la beauté, (}u vice et de la iaideur. Platon est plein de cette doctrine, et »a conception de la beauté absolue dans l'être infiniment bon en est eomme la consécration philosophique. Aussi transporte-t-il les mômes idées dans l'ordre moral, qu'il s'agisse des actes, des sentiments ou des connaissances.

La beauté peut se trouver dans les actions de l'homme, soit spontanées, soit réfléchies. Le courage naturel est beau, puisqu'il est une perfection, une vertu naturelle (dpiT^) '. Le courage libre et réfléchi est plus beau encore.

Les sentiments sont beaux quand .ils ont quelque noble objet, comme la mère patrie, la vertu, la science *.

Les connaissances sont belles quand elles s'attachent à la vérité. < Celui qui répond bien est bon et beau. » < Le

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