‹ La philosophie de PlatonChapitre 11 sur 260 · nép., IX · texte numérisé non relu

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jugement vrai, h science, tous les effets qui en résultent sont beaux et bous. * i II est beau de juger vrai, et hon> teux de juger faux '. > C'est donc la possession des Idées, en qui toute vérité réside, qui fai* la beauté de l'intelligence, parce qu'elle en fait la perfection. Aussi une det belies connaistances * est celle qui a pour objet les dieux, n est juste de déclarer étranger aux belles choses celui qui n'aurait ni zèle ni intelligence pour celle-là *. La plus belle des sciences est donc la dialectique et l'intuition des Idées (tmfltt). Les autres connaissances, par exemple celles de la St^vots, sont d'autant plus belles qu'elles en sont plus voisines. Les mathématiques sont celles auxquelles Platon accorde le plus de beauté. La perfection des formes géométriques le charme par l'ordre qu'elles expriment et les nombre» qu'elles reflètent. Aussi, dans le Tintée, célèbre- t-il avec enthousiasme les formes régulières et mathématiques des quatre éléments, i Voyons, dit- il, comment ces quatre corps sont devenus parfaitement beaux... Nous n'accorderons à personne qu'on puisse voir quelque part des corps plus beaux que ceux. là *. » On peut même reprocher à Platon d'avoir insisté trop exclusivement sur la proportion et l'ordre, comme éléments du beau, et d'avoir parfois sacrifié les autres caractères à ceux-là. C'est ainsi que son esprit géométrique lui fera méconnaître, dans l'idéal qu'il trace de la société jparfaite, la beauté dés sentiments naturels et de notre vivante liberté.

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