I.B3 ATTRIBUTS MORAUX DE OtBO
s'agit pas d'un idéal impersonnel de science />oss?'ife, maig d'un idéal de science réelle. C'est ce que eonlirnu! le Phèdre, où nous trouvons identité absolue entre Vidée de la science et la Science réelle. Dans son trajet, l'amc contemple l'Idée de la science, c'est-à-diré « la vraie science, la science sans mélange, telle qu'elle existe dans ce qui est l'Etre par excellence ' ».
L'Idée de la science a donc un caractère parlicuiier que n'ont pas par elles-mêmes les autres Idées. Celli's-ci sont simplement des formes intelligibles de la réalité parfaite ; l'Idée de la science, outre qu'elle est une forma de l'être, est aussi une forme de là pensée : elle est h pensée même. En elle coïncident les deux sens du mot Idée, l'un objectif, comme diraient les modernes, et l'autre subjectif. L'Idée de la science est un intelligible et une intelligence. C'est ce qui ressort clairement du Parménide et du Phèdre, et c'estce qui devait résulter du mouvement même de la dialectique. Toute Idée étant réelle, qvt«j; h, l'Idée de la pensée est une pensée réelle, et conséquemment une pensée qui pense. Reste à savoir ce qu'elle pense.
Platon nous le dit : l'objet de la pensée, a'mi l'ôlre intelligible. « Autour de Yessence est la place de la vraie science. » L'essence est donc l'objet, la science le sujet. « La pensée des dieux se nourrit d'intelligence et de science sans mélange... Elle aime à voir l'essenre... Elle se livre avec délices à la contemplation de la vérité... Elle contemple la sagesse; elle contemple la justice..., toutes les essences '. > < La science en soi est la science de la vérité en soi...; chaque science en soi serait la science d'un être en soi... N'est-ce pas seulement par l'Idée de la science qu'on connaît les Idées en elles-mêmes ' ? »
i. Phxdr.. 2tl, c, d.