‹ La philosophie de PlatonChapitre 101 sur 260 · Parm., 133, d, e; — Ir. Cousin · texte numérisé non relu

Parm., 133, d, e; — Ir. Cousin

lA PHILOSOPHIE [)E PLATON

Ainsi, poui l'iiituu, t'iilrà lie lu science est la science des Idées.

Mais nous s^ovons qiie In pliirnlilê des Idées n'est qu'opjiiirenle, lellemeiil ([iie «"«'Ini ijni en [lossêde une les possèdfi toutes ', el qu'on ue peut en possMer réellement une seule sans les [Hisséder liiulcs '. Ne disons donc pns que, [larnii les Idées, il y en a une qui connaît toutes les autres; ce qui laisseruil croire que les antres sont, cnntiiics sans commitre elles-inéuies. bisons que l'éternelle (dée des Idées se commit éleruellenicnl, que l'iutclligible est éternellement saisi par l'Inlelligence.

Aussi Platon rapproche loujoui-s la vérité et la science, l'objet et le sujet, jtrinci paiement dans le W et le VII' livre de la Kv^ubliquc, où il ne les sépare pas une seule fois ^. C'est ijue, pour lui, ce sont «choses identiques. • La BciencLv, dit-il, est, ou la vérité même, ou ee qui est le plus voisin de lu vérité et le plus vrai. » Ce n'est donc pas seulement Arîstote, c'est encore Plalon qui a conçu la pensée cunnne identique à l'être dans la perfection divine *. Ôieltecouclusion, appuyée sur des testes formels, est confitmie à l'esprit le plus inlime de la théorie des Idées. Car, encore nue fois, l'Idée u'est-elle pas l'iulellif^ilile, et non rintellîfjible par accident, qui tantôt ^t connu, tantôt né l'est pas; mais l'intelligible par essence, qui est nécessairement connu? Si doue l'Idée est l'intelligible réel et actuel, cet intelligible doit être réellement et aclucllemenl compris par une intelligence. Doue l'intelligible se réalise lui-même dans une intelligence qui lui est conforme; la pensée en soi se pense éternellenienl; l'Idée de le scieuce est identique à la science de l'Idée ^. C'est là,

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