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vile, vie, puissance spontanée, facnllé Je se mouvoir et de se iJclermincr sot-même sans obéir à une impulsion falale, enfin siMilinic^nl de joie el Je félicilé — se Irouvcnl dans le Dieu de Platon eu taiil fju'il est âtne, mais sous une forme de perfecliou et d'éternité qui les rend co ne i!i, ailles avec. la majesté du Bien ahsoln. C'est ainsi que la méthode dialectique, en transportant les qualités positives des objets imparfaits dans l'Idée parfaite, devieiil une mélliode sûre el rigoureuse pour déterminer les modes ou allributs de Dieu. Loin d'aliandonner dans cette détermination sa Ifiéorie des Idées, comme Je lui ont reproché quelques critiques, Platon n'y est jamais fdus Adèle que quand il concentre en la réalilé ï<uprème toutes les réalités éparses dans le monde el l 'humanité.
n. — L'intelligence,
La même méthode dialectique, remontant de l'imparfait à la [lerfection, fait que Platon transporte en Dieu rinlcUigence, nouvel attribut de la personnalité.
La science en soi, qui est une espèce du Bien ', est la science conçue comme une et pure, c'est-à-dire comme universelle et parfaite. C'est la forme éminente de la science.
Mais est-ce une forme abstraite, générale, impersonnelle, une sorte de modèle sans vie, qui serait le tj'pe de la pensée, mais ne penserait pasî
Aucune Idée n'est abstraite pour Platon; l'Idée de la science doit donc être une forme réelle de science, et pour ainsi dire une science qui sait, en d'autres termes une intelligence. C'est ce qu'il nous dit lui-même : » Si jamais un être peut posséder la science en soi, ne penseras-tu pas que c'est à Dieu seul, et à nul autre, que peut appartenir la science parfaite 'î i On voit qu'il ne
1, Rcp., V|o liv.; Phikh., loc. cit.
a. Farm., 133, U, e; — tr. Cousin, 21.