‹ La philosophie de PlatonChapitre 110 sur 260 · OIoï sitsêaoîis TE x«\ opiiaç, Uep., VI · texte numérisé non relu

OIoï sitsêaoîis TE x«\ opiiaç, Uep., VI

DIEU PnonUCTEOR BU «ONDE ITt

mprae, la s'citk riiiiHU':. Si i'JnU."lIigili!(,' clsiil alwlruil, il n't'Xiiliijuerail riLTi, il serait mort el slérite, et il faudrait dire que le sonsililc se suffil à liii-mAnie, qu'il n'a pas besoin de l'inlulligiblt' pour uxister. Le sinnènie intelligible, le BU]ir(^iiie désirahlf, le Bien que poursiiivonl l'inlelligeuoe el l'amour, n'est dnnc point une pure possilâlilé abslraitc, comme le non-êlceou la malière : il est le leiidenieut féel de loiile possilûlllê.

Ainsi se trouve renversée par la inélapUysitiue la loi loyi(|ue de nos conce|)lious. Ce u'ust paji le possible qui csl plus général, ])lus vaste que le réel, de manière à l'euvclopper dans son universalité ubslnùle el indéterminée; e'esl au l'onlraire la réulité suprtîme qui est plus étendue, plus eompréliensive que le jiossible, et qui l'enveloppe eu son uuJversolilé uonerète et déteiininée. 11 y a un être absolu qui fournit de son sein le possible el l'embrasse en lui-même, comme le principe embrasse la conséquence. Cet être olisolu est le Bien, père des Idées ; e rblée, qui est en soi une forme de la réalité, devient piar rapport au monde un principe de possibilité. Avislole s'obstinera h ne voir en elle que oe second oaraetéro, tout relatif à nous el tout logique, et il ne voudra pas admettre la réalité métaphysique des Idées. Mais ce qui est certain, c'est que Platon l'a admise : le point de vue essentiellement projire à sa doctrine est précisément cette absorption du possîàli; logique, de l'idée générale et abstraih.', ilans la réalité métapbysique de l'Idée. Ce sont les liirmes émincutesde la perfection qui rendent possibles les formes inférieures du monde imparfait ; c'est la plénitude de l'être qui rend possible le moindre être; c'est ta détermination absolue qui rend possible la déterminolion relative : c'est le Bien qui produit l'essence*. Si donc le monde existe, c'est dans l'Idée du Bien que se trouve lu l'aison de son existence.

t. Voy. pbjs liaut, p. 67, -160.

tA PBIUISOPBIK DB PLATON

2" Principe du Sophiste. — Le (ifvcnir nVs< pas la rti'gntion nhttobte dp l'être.

Pour i|ue le sensible et la géiiéralbn soient possibles, il Taiil iiu'ilsne ïuii^til [Kts k iiéjLcaruin uhstilue de l'intelligible el (le l'éliT, Sinon, im se trouve enfermé dans le Dieu des Eléales, sans [louvair en sortir antrciiienl que. par une véritable contradiction.

Or le sensible n'est pat l'iDlclligible ; mais, parce qu'il est autre, il n'en faut pas conclure qu'il en soit la négation absolue.

Qu'est-ce donc que le sensible? Un moindre être. Et l'inlelligîblej L'Être. — Voilà pourquoi l'afïirmation du sensible et rafiirmation de l'intelligible ne sont point contradictoires, comme Parménide et Zenon l'avaient prétendu. N'est- il pas évident que le plus renferme le moins? Loin que le premier rende le second impossible, il l'explique et le contient en lui-même.

3° Principe du Pabhénidb. — L'être un enveloppe la pluralité des êtres particuliers.

Dans l'absolu, il y a la plus parfaite identité entre l'un et l'être. Mais il n'en est pas moins vrai qu'il y a là une dualité intelligible : l'un, d'une part, el l'être, de l'autre, apparaissent comme formant un tout, qui est la détermination ou perfection universelle; et ce tout enveloppe nécessairement une infinité de parties, qui sont touties les déterminations particulières, toutes les formes de l'être, toutes les Idées *.

1. ■ Cet un qui est, esl un tout dont l'un et l'être sont les parties..., el quelque partie que l'on prenne, elte contient toujours, par }% même raison, les deux parties : l'un contient lotijours l'être, et l'Être toujours l'un, en sorle que chacun est toujours deux et jamais un. — Assurément. — De cette manière l'un qui est serait une multitude innnie. » (P«™i., 142, b, c, d.) Oui, sans doute, it est la mulLîtude ïnlinie des délerminations »u sein de la iléLerminalion universelle; il est TeO' semljle de toutes les IdÈes. (Voy. Aristote, Met., 1, 6. — Phys.f III, 4. nXaTwv îè... TÔ (tivToi SicEipsv x«i iv Totç aîoSnToîç ««\ (V JxifvDi; (>i;. Tal; ÈSf«i() eEvnt.

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