‹ La philosophie de PlatonChapitre 114 sur 260 · II · texte numérisé non relu

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si celui qui engendre n'esl pas bon el ne réalise pas l'Idée divine de son esjtèMi; |ms de fécondilé si l'ùtre fécondé n'est pas bon; pas de fécondilé enfin si l'être produit n'est pas également bon par la possession virtuelle de la perfection propre à l'espèce.

Il est incontestable que, pour Platon, k fécondilé et le b:en sont choses inséparables, et Piolin ne fera que traduire sa pensée en disant : Tout <!'tre arrivé à la perfection de son es[ièce engendre ' .

Dans le inSnie discours de Diotime, Plalon pose ce principe que tout être tend par sa nature même à être tout ce qu'il peut être, à posséder le bien autant qu'il le peut. C'est ce qui produit dans les êtres périssables le désir de l'immorlalilé et de la génération. • Il est nécessaire que le désir de l'immortalité s'attache à ce qui est bon, puisque l'amour consiste à vouloir toujours posséder le bon. D'oii il résulte évidemment que l'immortalité est aussi l'objet de l'amour '. » Or. si l'être tend naturellement à être tout ce qu'il pout être, on doit en conclure qu'aussitôt qu'un être n'est plus empêché par rien d'étranger, il se développe dans toute la liberté de sa nature el, devenant fécond, se répand, se communique de tout son pouvoir '.

A ce point de vue, la bonté intrinsèque qui résulte dé la perfection devient pour ainsi dire expansive ; le mot de bonté prend un autre sens et désigne non plus seulement l'être bon en soi, mais l'être bon pour auli'ui. 'Je second sens, h peine connu de l'antiquité païenne, et qui est

1, Enn,, V, I, 6. Iltivîa t^S-h tÊiEia, f^vv^.

2, ConV; 209, gqq. — Cf. Phileb., 53, d.

3, Les êtres imparfiiils lendeni par l'amour à devenir tout ce qu'ils peuvent être; k parfait est élernellemenl toiil ce qu'il peut être, tt fait éternellement deiienir les autres éirc», (Phileb., 53, d.) M. Ravaisson, dans sa Métaphysique d'Arûtaie (t. II, p. 433), fait surtout honneur aux chrétiens de ce principe, qui DOUE scuible réellemeDl tout platonicien. Voy. le Banquet et notre chapitre sur l'auiour (tome l"i.

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