‹ La philosophie de PlatonChapitre 118 sur 260 · Tim., 31, h · texte numérisé non relu

Tim., 31, h

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C'i'f>t l'auteur du ParmiUtiiin qui aiiroil pris nu spnVtiit tnutes W ûnofçi's du limée! A priori, c'esl iinpossilile. Il pcul y avoir lîcs eonlrndiclions de diMiiil Hnnsl'lalon. tmis il n'y i?n a aucune ife ce genre.

L'i'Vpnsition du Timh-, liml exultTi<itic rI jillpfçiHirjutî, du l'aveu uièiiie île Pblun, réalise el sépare dans le Icmps, pour être plus populaire, les diverses parties d'un problème abstrail : 1" la matière indétermini^e. ou possibililé idéiile du monde; 2° la maliêre délerminêe, mais désordonnée, qui résullerail d'une force simplenienl motrice et non Inlelligeule ; 3" la maliêre ordonnée, qui résulte de l'aclion de l'intelligence. — La cosmogonie de Platon, comme toutes les autres, place dans le temps c« qui n'existe que dans la pensée '. Mois la vraie doctrine platonicienne est qu'il y a toujours eu de la matière indéterminée, parce que la possibilité du munde a toujours existé au sein de l'Unité parfaite; qu'il y a toujours eu du mouvement, parce que r,Sme a loujnnrs agi pour réaliser le monde; et eiiiin qu'il y a toujours eu une certaine forme, un certain ordre dans le mouvement, parce que l'intelligence a toujours agi en même temps que r,^me. Mais l'ordre parfait ne se produit pas du premier coup dans le monde. De là une succession progressive de périodes de plus en plus ordonnées conformément aux Idées. Le monde, au sens moderne du mot, est donc pour Platon éternellement possible (par l'Idée de la matière), toujours en voie de réalisation (par l'ftme motrice), toujours en progrés vers l'ordre (par l'action de l'intelligence et dea Idées). Le monde est engendré (ftwriT'jç), il n'est pas éternel (àfSwt); mats il est sans commencement dans le tempii, [luisque d'ailleurs le temps el le monde sont liés, cû^uyoi; et par là il est l'image mobile de l'immobile éler- Bité.

Aristnte, pour réfuter son maitre, fait semblant de

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