‹ La philosophie de PlatonChapitre 131 sur 260 · ïtm., p. 34, 33, «qq · texte numérisé non relu

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PSYCHOLOGIE PLATONICIENNK

daires, c'cSl-à-dire les astres, furent chargés d'ajouter au principe immortel une partie périssable et de façonnée les corps mortels.

D'après ce passage, noire âme a vécu d'abord en communication intime avec celle de l'astre qui nous est échu. L'âme humaine, par exemple, est une émanation d'une grande âme collective, qui a été confiée à la terre. D'après la lettre du Timée, cette âme collective, dont les parties sont les difTércntes âmes humaines, ne doit pas être confondue avec l'âme de la terre elle-même. Mais il est permis de croire que cette distinction apparente vient de la personnification mythique des astres, auxquels Dieu adresse la parole comme s'ils étaient déjà doués d'une âme à eux. Il est probable que, conformément à le doctrine pythagoricienne, Platon fait de nos âmes comme des émanations de l'âme sidérale. Celle-ci, à son tour, doit être considérée comme une partie de l'âme ou de la vie du monde, si bien qu'en définitive les âmes individuelles ont leur origine dans l'âme universelle. Le Timée les représente comme des restes du premier mélange et semble tes sépaier de l'âme universelle ; mais tout ce récit est trop symbolique pour qu'on puisse attacher de l'importance aux détails. La doctrine de Platon, dans ses autres dialogues, c'est que les âmes individuelles sont des emprunts à l'âme universelle. « L'homme a une âme, dit Socrate dans le Philèbe ' ; d'où l'aurail-il prise si l'univers n'avait eu aussi une âme possédant les mêmes attributs et plus parfaits encore? » Le Phèdre et le Phé' don confirment cette doctrine.

D'autre part, l'âme universelle est, soit une émanation immédiate de l'âme divine, soit l'âme divine ellemême (comme le X° livre des Lois semble l'indiquer). C'est donc en dernier lieu dans l'âme divine qu'il faut placer l'origine des âmes individuelles, médiatement ou

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