‹ La philosophie de PlatonChapitre 135 sur 260 · Loi», X, 899, sqq · texte numérisé non relu

Loi», X, 899, sqq

les objets qui sont petits el en {ietit nonilirii sans faire tort aux [lins im[«>rlauts, c:ir, cumtnf disent les aretiilci'li^s, les grandes pierres ne s urrunjjent jamais Lieu sans les pctitDs. Ne faisuas dune pas uctte injure à Dieu de le [nollre HU-dt'ssuns des ouvriers inurlels; el tandis qne eeux-ei, à pcopurtion (|u'ils excellent dans leur art, s'appliquent aussi Javantîi^fi; à liuir et [(erfectionner, par les seuls njnyeus de eet art, loirlcs les jmrties dir leurs onvraj^es, ne disons pus que Dieu, qui est très sage, qui veut et peut {treiidre soiu de tout, né)^lige les petites cliusi'S auxquelles il lui est plus aisé de pourvoir, coniuie jiourrait faire un ouvrier indolent et lâche, rebuté par le travail, et qui ne donne son attention qu'aux plus grandes . »

Concluons que la Providence veille sur tontes eiioses, d'autant plus qu'il y a une Liée de toutes chose», • même des plus viles et des plus nnsêrahles ' », Il y a un rapport continuel enlro Dieu et rbomnie, et c'est grâce à la présence de Dieu que nous subsistons, que nous vivons, que nous agissons. vS'il en est ainsi, nous sommes liés à Dieu pactes bieufail.s qu'il nous prodigue; et nous devons, en retour de ces bienfaits, nous relier à lui par la justice, la sainteté et l'a mon r, Ce lien entre la Providence el l'iionime, c'est la religion.

n. De quelle nature est ee lienî Commenl l'homme pcnl-il se coneiîi('r la bienveillanee divine?

11 y a deuï espèces de piété ou de saintelé. L'une consiste dons des pratiques tout extéiiaures, dans des lioniuia<res intéresses par lesquels le vulgaire espère séduûe les Dieux. Elle repose sur une prétendue analogie entre les Dieux et les hommes : rantliropoTuoipliisnie.

I) est une piété bien différente, l;>ut intérieure, toute désintéressée, qui recherche le saiul parce qu'il arA saint,

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