Lois, X, 899, sqq.; — Coua
tous les récits des poètes, tels qu'Homère et Hésiode, coi^ ruiilei] rs de la véril;ible relij^ion.
Lrs {Kièles n'ont [loinl compris le carnclère essentiel de la Diviuilo : pour eut, Dieu n'est pas le principe du Lien, car ils en font aussi le principe du mal ' . D'après Homère, Dieu puise ou hasard dans te tunneau des biens et data celui (les: maux, et répand le tout parmi les hommes. Pour nous, qui savons que Dieu est le Bien en soi, gardons-nous d'en faire le principe du mal, car il ne serait plus alors l'Idée pure du Bien, du Bien sans mélange ; il ne serait plus l'Idée suprf'me, où se trouve tout ce que les autres Idées ont de positif, sans les négations qu'elles renferment. « La première des lois et des règles sur les choses religieuses prescrira donc de reconnaître que Dieu n'est pas l'auteur de tout absolument, mais seulement du bien *. i
De niAme, « personne ne devra représenler les Dieux comme des enchanteurs qui prennent différentes formes et nous trompent par des mensonges en parole ou en action •. Car, d'abord. Dieu est la Vérité même, puisqu'il est le principe des Idées, sans lesquelles rien n'est intelligible. De plus, il ne peut changer de forme, parce qu'il ne peut devenir ni plus ni moins parfait. Il est donc immuable dans le Bien et dans la Vérité. Rien n'est plus impie que la piété vulgaire, qui attribue à Dieu la mobilité de notre nature.
Il ne faut donc pas dire que la sainteté consiste dans le bon plaisir des Dieux, et que c'est leur volonté imlifférente ou capricieuse qui fait le juste ou l'injuste, le bien ou le mal. Pour le vulgaire, le saint n'est autre chose que ce qui plaît aux Dieux; pour le philosophe, le saint ne plaît aux Dieux que parce qu'il est saint- en lui-même et par essence.
). Bip., U, 379, c. — lu, Ir. Cous.