‹ La philosophie de PlatonChapitre 14 sur 260 · II · texte numérisé non relu

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LA FtlILOSOPHie OS PLATOM

D'DuIres critiques onl cru que Platon plarait l'objel tiQ l'arl dans la reprudui'linii <Jc la rèiiUlc. Enipric David se flalte de trouver riaus l'iatoii un a]vpiii en faveur de sa doclrine. On voit jniurlanl quoi est !u inéjiris du disciple de Socrale pnur les arts irimilatiou. Riller lombe dans la mSme erreur el prÔle ù Platon h doclrine de l'imitation matérielle, dont nous verrons tout ù l'heure une nouvelle réfutation.

La vérité est que Platon, loin de pencher vers le réalisme dans l'art, aboutit au conlraii'e à un idéalisme exagéré et moins artîslique que moral. C'est ce dont on se convaincra en lisant le 11° livre dos Lois. Platon y démontre en ternies fort clairs que le but, l'objet des arts n'est ni le plaisir ni la simple imitation delà nature, mais l'expression d'uu idéal de beauté, qu'il confond entièrement avec l'idéal de la vertu.

Il K

m. Il semble au premier abord que les arts aient pour fin ragrément qu'ils procurent, t Le plaisir est le Lut des ft^les : il est dans l'ordre que la victoire et tous les houneurs soient pour celui qui aura le plus contribué au plaisir de l'assemblée '. » Mais un peu de réflexion dissipe celle erreur. Si l'ou déclarait, dit Platon, que le prix appartiendra à celui qui aura le mieux diverti les spectateurs par n'imjjorte quels moyens, voyez ce qui en résulterait. Des concurrents arriveraient de tous côtés. « Les uns viendraient réciter quelque poème héroïque, comme eût pu faire Homère ; d'autres y chanteraient des vers sur le luth; celui-ci jouerait une tragédie, celui-là une comédie. Je ne serais pas même surpris qu'il y vînt quelque charlatan avec des marionnettes, el qu'il se llattàl plus qu'aucun autre de l'espérance de la victoire. El en effet, si les petits enfants sont pris pour Juges, n'est-il pas vrai qu'ils se déclareront en faveur du eharlalanî Le suffrage

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