Arisl., Met., XIV, i
2. Cf. Soph., p. 258. — « Le uon-Ctre consiste dana une opposition d'uQ èlro avec un êti-e. » — Di^ même pour le noii-bicn ou le mal.
en soi, mois relalivement au Bien. II ne fanl jamais oublier ce coraclère relalif atlribué à la mnliore par Platon, comme le prouvent le Sophiste, le Piirmi'^nîfie et le Timt^e, el comme le ré|iêle sonveul Arïstole, C'est l'éternité de l'èlre nécessaire qui entraîne rélernilé du cijnliu(;enl, qu'il e;intienl éminemment en lui-même. Le dualisme plalonicien lemi donc à l' absorption du terme relatif dans le terme abs'du, de la midltplicilé idéale dans la réelle unité, el nlioulil à celle idcndti^ suprême lu Pannémde qui, loin d'exclure la possibilité de la di/férence, la fonde au con- Iraire élernellement.
G'esl ainsi que Plulon nous semble avoir résolu !a question du mal au point de vue mélaphysique ; il la transforme en celle-ci : — Pourquoi, outre le Bien absolu, y a-l-il un moindre bien?
Mais faire cette question, c'est demander pourquoi Dieu a produit le monde au lieu de rester en lui-même. Platon répondra de nouveau : Parée que Dieu est le Bien, el qu'un élre bon doit vouloir réaliser tout le bien possible. Le monde n'est pas bon comme Dieu sans doute; mais enliu il est bon : s'il y avait une seule cbose bonne que Dieu n'eût pas réalisée, une seule forme de perleclion qu'il n'cùl ps communiquée ', on pourrait dire qu'il n'a fai! qu'une œuvre imparfaitement semblable à son modèle, cl qu'il est impuissant ou envieux '. Au-dessus de ce Bien, bun seulement en lui-même et pour lui-même, s'élêverail l'Idée plus compréhensive d'une Bonté bonne pour autrui, et uu-dessus de ces deux biens l'Idée du Bien véritable. Telle esl la loi de la dialectique ascendante ', el la dialectique descendante qui produit le monde suit nécessairement Tordre inverse, de manière à faire sortir du Bien le bien pour soi et le bien pour autrui : « Il était bon, » el