‹ La philosophie de PlatonChapitre 153 sur 260 · II · texte numérisé non relu

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LA l'HlLOSOPlilE HE PLATON

de ce bien otsulu dont oous retrouvons l'image dnns les cibjols extérieurs. CiMle connuissance, ea s'celoircissaul, preiii] ia forme d'une réminiscence. Lo lyre apjiorlenant à l'élre aimé, dit Ploton, réveille son souvenir chez celui qui aime; ainsi b Iteaulé tm]porfaite nous fait songer à la lieoulé parfaite, et de méinejjour toutes les autres images des Idées.

Il y a donc, scion Ptaton, une communication de Tàmu avec les Idées étemelles, communication qui devient moins intime à mesure que l'âme est davantage engagée dans la matière, à mesure que sa chvte est plus profonde. Tomber dans un corps sensible, c'est, pour l'âme, perdi-e le souvenir de la vie intelligible; se détacher du corps, c'est revenir à cette vie; eonnaitre le vrai et aimer le beau, c'est se souvenir d'avoir déjà vécu en rclaliou avec le monde des Idées, c'est se souvenir non seulement de sa propre jjrcexistcnce, mais de son éternité. L'existence avant la vie et l'existence après la vie nu sont que les formes successives sous lesquelles, selon Platon, se manifeste l'âme éternelle, et la réminiscence n'etit que la conscience qu'elle a de soi '.

Pourtant Platon semble avoir plutôt démontré jusqu'ici la préexistence de l'âme que son existence future; aussi s'éléve-t-il enfin de la considération du temps, soit présent, soit passé, soit à venir, à la considération de l'éternité. Envisageant l'âme elle-même « en son essence la plus pure >, qui est riulelligence, il la place devant son objet le plus pur, qui est l'intelligible, et il se demande le rapport qui unit ces deux termes.

L'intelligence ne peut penser l'intelligible que si elle lui est analogue ; car comment connaître ce dont on ne trouverait pas en soi la moindre trace? La conformité du sujet à l'objet est la loi suprême de la connaissance, ou plutôt la connaissance même. Raisonnons donc par ana-

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