Phédon, cb. XLV-XLvni
tA PtdLOSOPHlE DB PLATON
auquel lui-même s'cstt placé. Los lonii-ug avaient iosislé sur les cnusus mèriiiiiijiiL's du l'uiiiviirsulle « généralioii ». qui Tait purluul sultimIci' la vit; vtiïiblc û la niorl visible; Sticrule uvuit moalré que celle gcuéruliun universelle, el vn ])arliculier la via et la rniirl, a sa cause finale tians le bien; Plaictn ajuule que lit bien cs^l nun tieuleuteal la liii, mais la cause esscnlielle de loutes les cboses qui se succcdenl ibins le lcm[is. Le bien ou la perfeclion, en se conimuaiijuan! aux objets qui en purlieijienl, leur donne une essence. Les divers aspects du bien, en tant (jue jiarlicipable par des objets divers, consiiluenl les diverses Itiëes '. Ainsi le Beau en soi, le Vrai en soi, le Saint en soi, lu Grandeur en soi, sont les formes éternelles de la perfection auxquelles resseudjient, coiiune à des nio:lèles, les objets vrais, beaux, saints, grands. Ce suul les Idées qui donneul aux objets l'iulelligibUilè avec l'être '.
La toi des Idées clernelles et immuables, selon le Pfiédon, c'est i'idenlilé avec elles-nitinies, qui fait que chacune exclut l'Idée eonlradicloira. Ainsi, dit Soerule, le pair, considéré en soi, exclut l'impair. Une lui anidogue régit les objets particuliers qui participent aux Idées, C'est de leur participa lion aux Idées que ces objets reçoivent leur essence; el de même qu'une Idée ne peut admettre en soi son contraire, de môme tout ce dont elle fait l'essence exclut la forme contraire à cette essence ; par exemple, comme l'unité eu soi exclut la dualité en soi, de même tout ce dont l'unité fait l'essence, par exemple l'impair, ne pourra recevoir la forme de la dualité et devenir pair '.
Or quelle est l'Idée à laquelle la vie perlicipe el qui fait son essence; en d'autres termes, quel est le principe di; la vieî N'est ce pas l'âmeî • L'àme, en effet, dit Platon, apporte la vie partout où elle entre. »
i . Voy. notre Introduclion au VU' livre de la Sépubtique.