LE PRINCIPE DE LA MATIÈRE INDEFINIE
qu'au principe divia '. > < L'homme n'est pas un ûlrc raisonnable; il n'y a d'intelligent que le principe qui enveloppe tout '. » « C'est donc auprès de la divinité que l'homme s'instruit, comme l'enfant auprès de l'homme'. » Le feu, étant le plus subtil des éléments, occupe la région du monde la plus élevée : mais, dans ses perpétuelles métamorphoses, son essence devient de moins en moins pure ; il tombe dans les régions moyennes et arrive jusqu'à la terre, demeure de l'homme *. Notre âme est une étincelle du feu divin ° ; c'est la respiration qui l'entretient • et qui nous met en communication avec l'atmosphère universelle ' ; mais qu'est-ce que cette étincelle en comr paraison de la vraie intelligence? « Le plus beau singe est affreux, comparé à l'homme, disait Heraclite d'après Platon ', mais l'homme le plus sage n'est qu'un singe, comparé à Dieu. » — « Les opinions humaines ne sont que des jfeux d'enfant ". » — € Les yeux et les oreilles sont les témoins grossiers des hommes qui ont une âme informe et livrée à la matière '°. > En effet, tout est mobile et relatif dans les données de nos sens ; la sensation n'est qu'un rapport variable entre deux termes variables. < Conçois, dit Platon interprétant Heraclite, que ce que tu appelles couleur blanche n'est point quelque chose qui existe hors de les yeux, ni dans tes yeux ; ne lui assigne même aucun lieu déterminé, parce qu'ainsi elle aurait un rang marqué, une existence fixe, et ne serait plus en voie de génération... II faut se former la