‹ La philosophie de PlatonChapitre 168 sur 260 · Plut., De pi, y, 19; Diod. Sic, I · texte numérisé non relu

Plut., De pi, y, 19; Diod. Sic, I

2. C'est l'idée du temps et du devenir qui domine dans l'école de Milet; c'est l'idée de l'espace et des rapports géométriques qui domine dans l'école d'Abdère.

contra die (ion choquanle. Il Tallail donc ou la nif*r ou t'afftrmer à jjai'l de la nialière. comme va le faire ÂnaMigoie. Plrtloii semble avoir dédaigné les utomisles ', laudis qu'il admire et reproduit en [xirlie Héraclilc. La physique ciii(iirisle, en effel, peut seule voir parloul des élémenls immuables de leur nature, se comltinaiU de diverses manières et formant cliaeun une individualité absolue. La physique spéculative, au contraire, considère la nature comme un mouvement progressif, comme une dialectique vivante, comme un travail continu de transformation infinie, confurmëment à la pensée d'Heraclite. Mais ni les Milésiens ni les Âbdéritains n'ont aperçu ce qu'il y a d'imnuiable au-dessus des phénomènes, et ce qui seul mérite le nom d'être.

En résumé, par le progrès de la philosophie ionienne, la notion de matière développe tout ce que Platon y distinguera dans le Timâe :

i- La génêvation ou niiliJrG visible, dont le caraclêre principal esl le mouvenrieut et le devenir dans le temps ;

'H Y^VÏOtî.

'1" La matière invisible, inathémo tique et abstraite, analogue à J'espace : 'H /wpi.

Pluralité indéfinie, mobilité, divisibilité dans le temps et dans l'espace : telles sont les principales propriétés du principe matériel, que Platon réduira à une seule : la multiplicité infmie.

1, Voy. dana le Sophiste ce qu'il dit de leur maLérialisme grossier.

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