‹ La philosophie de PlatonChapitre 170 sur 260 · Arist., Phijs., UI · texte numérisé non relu

Arist., Phijs., UI

*. » Le Traité de la Nature

e(ininii;nrail eunimu lo! Timèe par I» il(>s<'ri|iti(vn ifu mélange priniilil. < Toules chos&s étaieiil PonriiiiiUics, in(ifiiei en nombre et en petitesse, et rien n'élaîl visililt* '. • Cepemlanl toutes choses existaient déjà. • Cor Hen ue naît ni ne iiérit; il n'y a que réunion et séparation des èlétnunls existants, et on pourrait dire avec raison que la naissance est une agrégation, la mort une séparation *. > C'est le phénomène de la nutrition, on ne l'a pas assez remarqué, qui suggéra à Anaxagore son bypolliêse des formes multiples de matière, réelles quoique laleutei. Le pain, l'eau, le vin, que nous mangeons ut buvons, nourrissent lonles les différentes parties île notre corps, sang, 08, chair, muscles, nerfs, veines, poils, cheveux, etc. '. L'olimenl nutritif doit donc e-onlenir en lui-même différenles matières de k même nature que tous ces tissus ou organes et renlormant les mêmes [uirlies (SaoïotAspîio) : bien que nous ne puissions voir ces divi^rses nialii'res, noire l'aison nous force à les ctmeeviiir. Le pain, l'eou, le vin contiennent donc des parties de sang, des parties de chair, d'os, etc. ; et le corps de ranimai, par la nutrition, s'agrège les parties similaires ; le sang s'agrè^^e le sang contenu dans l'eau, la chair s'agrège la chair qui y est également contenue, et ainsi de suite; car il y a de tout dans tout, en quanlilê plus ou moins dominante.

Cette doctrine, à laquelle Pblon f;iit allusion dans le Phéiion et qu'il avait d'abord adoptée pour expliquer la croissance des animaux, jette la plus grande clarté sur des détails et des textes que les critiques ne comprenaient guère auparavant. Aristole, en deux endroits *, semble dire qu'Anaxagorc regardait la chair et les os comme des choses simples et élémentaires; l'air, le feu, la terre et l'eau, comme des composes de ces éléments (chair, os, etc.)

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