‹ La philosophie de PlatonChapitre 171 sur 260 · Plut., he plae. ph · texte numérisé non relu

Plut., he plae. ph

4. De calo, III, 3, p. 302, a; Ds gêner, et corr., I, p. 3Ii, o.

LE PRINCIPE DE L'INTELLIGENCE

et d'autres homœoméries. Ritler' etZeller* adoptent ce sens. Schaubach ' le rejette en s'appuyant sur un très vague passage d'Aristote*. C'était cependant la vraie pensée d'Ânaxagore, qui est toute naturelle d'après l'analyse de la nutrition. Le corps trouve dans l'eau du sang qu'il s'assimile; donc l'eau contenait du sang; donc le sang est plus élémentaire et plus simple que l'eau. Du reste, Anaxagore n'admet rien d'absolument simple, hormis l'Intelligence, comme nous le verrons plus tard. Une chose en renferme toujours d'autres, mais plus ou moins apparentes ; la chose qui parait dominer dans l'agrégat lui donne son nom, eau, terre, feu, etc. ; mais en réalité l'agrégat contient encore une infinité d'autres choses.

En outre, à ne considérer que les parties similaires, elles sont divisibles à l'infini en d'autres parties de même espèce. De sorte que chaque chose est doublement divisible à l'infini : 1» en parties de natures différentes; 2° en parties de même nature, qui sont ses homœoméries*. < Dans le sang il y a des gouttes de sang, et dans chaque goutte il y en a d'autres •; le feu résulte de particules de feu, l'eau de particules d'eau, et ainsi du reste '. » Et d'autre part, ne l'oublions pas, quoi que vous considériez, c tous les éléments y entrent également et y sont en égale quantité. Tout est dans tout, et la séparation absolue n'est pas possible. Il y a en tout une partie de tout > (parce que chaque chose est un infini qui enveloppe d'autres infinis) ; c et puisqu'on ne peut pas dire qu'une chose soit la plus petite de toutes, rien ne saurait être séparé absolument et avoir une existence indépendante. Ce qui était au commen-

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