‹ La philosophie de PlatonChapitre 172 sur 260 · Lucrèce, I, vers · texte numérisé non relu

Lucrèce, I, vers

ceincnl esl encore aujourd'hui : tout esl mélange. D«ins chaque clitit^e on rt'Iroiive la nuillilinle des èlèiuenls; les principes lires du mélmigo [^riluili^^ont en égale (juantilëdans c^• ijiii esl gt-aiid c\ ihm ce qui est pelit. En soi tout esl k la fois grand el pulil '. » Cette conce;»lion des inliiùs qui s'envelo[(i>enl cl du caractère essenltiUeraenl relalif de la grandeur el de la pelilcsse, n'a pas été sans înlluenee sur les doctrines de Plotun. On se ra|)pelle couimenl il conçoil In dyade : c'est ttne pluralilé n'uTernianl en sui lu pluralilé, c'est un infini. He [dus, l'iulini esl pour Plalim un rapport entre le fframl el le pelit, Arislole iusïsle sur ce Cdriiclère relatif de l'infini plalunieien, qui suppose néccssairenieiil la grandeur el lu |ielilesse '. Pour Platon comme pour Anu\agore, rien n'est grand ni [iclil eu soi. mnis seulement par rapport à autre chose, Plolou en eoiiclut que la niiilière n'est pas quelque eliose de réel, de délcrmiué, ayant une forme positive, Tcipa^; c'est la possibilité de recevoir toutes les formes sans en avoir aucime en pro|»re. La conception d'Auaxufjore esl loule différenle. Son mélange n'est |ias une pure puissance, comme la malière de Platon ou d' Arislole; car tout y est déjà en acte. L'indétermination du mélange résulle d'une confusion réelle de toutes choses, non d'une confusion idéale. La matière renferme réellement toutes les qualilés et toutes les formes primordiales; mais, par cela même que ces qualilés sont confondues, il en résulte l'indélerminalion et l'absence de forme. • Avant le dégagement, aucune qualité extérieure des éléments ne pouvait être perçue;

î, Simplicius, /n Fht/s. Arist. -* .M. Zévorl, ilana sa thèse sur ADOxagort, raniÈae les liomœoméries à des atomes simples. Sans assimilai' à rexcês, comme le fait Hitler, les lioaiœomèries el les monades, nous croyons tgu'elles se ressemOlenl. en tant «{u'clles enveloppent l'intïni; mais, dans Anaxaf^oro, c'est une infinité de parties, laaOis qoe dons Luiboitï la monade est simple.

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