‹ La philosophie de PlatonChapitre 174 sur 260 · TO · texte numérisé non relu

TO

tA PHltOSOPmB BE PUITON

dante (»L-roxp«Teî) », comme il convient à ce qui a* pins un allribul, mois un priticipe. • Ne se mêlant û quoi ijne ce soit, elle fxiite Sfule et par elle-même. » En Cl' la, elli^ csl anulogue û riJcf de Platon, dont on pttul dire également ; Mt'uixtaîoûEtvi y f»)[ji.att, àXià [ao'vo! aviot 6^' ifiixiZ'jZ. <• Si cite soulTrait ijin'lfiue niélatigp, elle parliciperiiil nm'S^airumenl iJc toutes choses, car il y a de tout en tout; et dans cette coniusiou avec les éJémeals, elle perdrait le pouvoir qu'elle a sur eux et qu'elle doit à la Biiuplicilé de son essence. » Platon ne parlerait pasaulrenu'iU. L'Idée ne se im^Ie à rieu, non |tlus que rinlelligcnee divine. Si l'Idée se iniMail à quelque partie de la matière, comme celle parlie est une ]iluralilé iurmie, l'Idée elle-m(5me deviendraïl uu infini et perdrait la simplicité de son essoncu '. « Auîixayorc, iHl Arislole, est dons le vrai lorsqu'il afliriue qu'il n')' a jiour l'inlelli^çenc* ni passivité ni mélange, puisqu'il en fait un principe de munvenienl; pour mouvoir, elle drtil élrc immobile; jMiur connailre, il faut qu'elle soit sans mé!an{;e '. • Ainsi Aristule retrouve su [irofirc eonceplion dans Anaxagore ; à plus forte raison Platon y retrouvait-il la sienne. L'Idée, elle aussi, n'est ni passive, ni mobile, ni mélangée, et c'est pour cela que Platon la regarde comme le principe de la connaissance et la cause linale du mouvement. Remarquons ici combien Arislole se montre juste envers Anaxagore, et combien il s'est montré injuste envers Platon, qui n'a fail que perfecllonner la conceplion de l'intelligence divine en approfondissant la nature île l'inlellîgible.

Écoulons de nouveau le prédécesseur de Platon. L'Intelligence est ee qu'il y a de plus subtil, Xtmô-caxov (expression qui rappelle trop la philosophie ionienne), « de plus pur, et elle a la connaissance entière du monde

Page 1