‹ La philosophie de PlatonChapitre 178 sur 260 · II · texte numérisé non relu

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LA PHILQ50PIIIB DE Pt.ATON

les causes secondes; c'est nommer l'ouvrier sqds faire connaître k-s procédés de son art. Une exyilicalion même mêcanisle du monde ne supprime pas la eoncnplion de la pensée universelle, pns plus qu'elle ne peul se suffire à elle-même. La physique d'Ana\ogore, des Pythagoriciens, de Plalon lui-même, comme plus tard celle de Descaries, esl souvent un mécanisme pur, qui se concilie parfaitement avec leur idéalisme. SeulenienI Plalon, comme Descaries, y ajoute la considérai ion mélapliysique des causes finales, donl il abuse souvent '. Le Tiinée semlilc a'avoir pour but que de réaliser cel idéal de la vraie jtliysique h'acé par Socrale dans le Phi'don : Plalon reprend l'œuvre d'Anaxagore avec un es]irit nouveau. C'est une raison de plus pour considérer l'hypollièse du chaos, dans le Timée, comme une simide allusion aux idées d'Anaxagore el de la plupart des physiciens.

IlL Ce n'est pas seulement par sa haute notion de l'Inlelligence suprême qu'Anaxagore a devancé Plalon, mais encore par sa doctrine de l'intelligence humaine. De même que l'existence des êtres matériels n'est que relative, chacun d'eux lenanl au loul par des liens indissolubles et n'élant qu'une partie de l'inlini; de même aussi toule intelligence individuelle n'a qu'une existence relative : elle est en quelque sorte la prédominance de la raison universelle dans Ici être parlicuher. Au fond, il n'y a qu'une seule et même raison, qui esl infinie. » L'intelligence esl toujours identique à elle-même, la plus grande comme la plus petite : voûç Si jtâî âftoidç Ium, xal h [XEÎCtov, xai 6 ÈXcÉsiTwv ', • Dieu habile en nous, disait Euripide, disciple d'Anaxagore. D'oii vient donc la diver-

1. En outre, ce que ne fait pas Descartes, T'talon met en toutes choses Yàme comme principe de mouvement; par là il superpose, comme Leibnitz, le mécanisme et le dynamisme, la conception d'Anaxagore et celle de l'Ècoîe de Mikl.

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